4. Végétaux et paysage
Dans cet assortiment d'arbres et d'arbustes ornementaux, le paysagiste trouve les éléments du décor des jardins urbains, des parcs publics, des terrains de sports et des espaces verts de toute nature.
Dans le jardin classique, illustré par Le Nôtre et ses continuateurs, la végétation doit s'adapter à des formes géométriques et à une ordonnance rigoureuse : les allées et les ronds-points sont limités par des charmilles, des rideaux de verdure, tandis que les avenues sont bordées de nobles alignements d'ormes et de tilleuls ; c'est également le domaine des buis formés en boules et des ifs taillés en cône, jalonnant les longues perspectives des tapis verts, tandis que le hêtre, le charme et parfois l'érable prennent figure de charmilles et de tonnelles.
Au xixe siècle, les parcs « paysages », imitant les jardins anglais, s'agrémentent d'allées aux courbes savantes, tandis que les massifs se garnissent d'essences très variées – trop parfois !
Peu à peu, les contrastes excessifs entre les feuillages colorés des parcs du second Empire sont délaissés au profit de vastes groupes d'arbustes, tandis que des exemplaires « isolés » sur les pelouses sont mis en valeur pour leur forme ou leur floraison en avant des masses de verdure.
Le jardin moderne, que les paysagistes veulent rendre plus « fonctionnel » et mieux adapté aux loisirs, comprend essentiellement une surface gazonnée à peu près ininterrompue. Les allées compliquées ont presque entièrement disparu ; seules subsistent, près de l'habitation, des voies d'accès, soulignées par une végétation appropriée. Ailleurs, on circule sur des dallages, sur des passe-pieds mis en évidence par une végétation pittoresque, arbustes aux rameaux divariqués, conifères aux branches étalées, plantes vivaces épanouies surtout au printemps et dont l'ensemble compose un décor aimable, varié et reposant.
Les espaces verts utilisent désormais une grande quantité de végétaux ligneux, dont un certain nombre sont des essences forestières qui s'adapte […]
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