8. Les hôpitaux spécialisés
Les caractéristiques, autrefois très particulières, des hôpitaux spécialisés ont tendance à s'estomper avec le succès des soins ambulatoires et la diminution de la durée moyenne de séjour pour les tuberculeux et les malades mentaux. On a abandonné l'implantation, dans des lieux soigneusement choisis (plaines, montagnes à moyenne ou haute altitude), des sanatoriums pour tuberculeux, de même que les plans comportant d'importantes « galeries de cure ». Si la fréquence de la tuberculose pose encore un problème dans de nombreux pays, c'est par la construction d'hôpitaux d'un type courant, établis à la périphérie des agglomérations et facilement convertibles en établissements pour d'autres catégories de malades, qu'on peut contribuer à le résoudre.
Seul parmi les anciens hôpitaux spécialisés, l'hôpital psychiatrique appelle des dispositions particulières, car il importe que les malades mentaux bénéficient d'une répartition spatiale des locaux de séjour et des lieux de réunion qui corresponde à leurs désirs et aide à leur resocialisation. Il semble qu'un plan très souple s'inspirant de l'archétype du village aux habitations non contiguës répond à ces impératifs.
Au sujet des hôpitaux spécialisés par discipline (pédiatrie, traumatologie, gériatrie, cancérologie, etc.), l'accord est loin d'être fait. La tendance, pour les ensembles hospitaliers moyens, est l'intégration à l'hôpital général et, pour les grandes villes, la création d'antennes ou services annexes destinés aux malades qui, après la phase aiguë de leur affection, doivent bénéficier de surveillance diététique, de soins espacés et de rééducation. Ce concept est une extension de celui des soins gradués. Pour les centres universitaires, la création d'instituts spécialisés est souvent une solution satisfaisante.
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