4. Politique hospitalière
Le système hospitalier est appelé à occuper une place plus importante dans les programmes de développement. Les techniques diagnostique et thérapeutique se perfectionnent, ce qui entraîne des investissements croissants en personnel et en équipement. Le rapport des dépenses de santé au produit national est de l'ordre de 10 p. 100 dans les pays développés et il augmente plus vite que ce dernier. Les dépenses hospitalières correspondent à la moitié environ des dépenses globales de santé, et elles doivent s'accroître avec l'intégration progressive de la médecine préventive. Comme l'espérance de vie semble devoir plafonner à environ quatre-vingts ans, il en résulte que le contrôle des naissances et les succès de la thérapeutique amèneront un vieillissement de la population et la multiplication des cas de maladies chroniques et dégénératives. Si l'on observe dans les pays les mieux équipés une saturation des demandes pour maladies aiguës (maladies contagieuses, pédiatrie et chirurgie générale), il est certain que la demande effective en soins est loin d'être à la mesure des besoins réels ; le marché ne peut donc que s'amplifier. L'O.M.S. se donne pour objectif la protection sanitaire globale de la population et recommande l'unification des services de santé de base. Ces derniers ne peuvent avoir leur pleine efficacité que si les hôpitaux s'intègrent dans un système à l'intérieur duquel le personnel sanitaire et la population ont toute liberté de circulation et d'utilisation. Il importe de coordonner les programmes de santé, l'industrialisation et l'urbanisation. Dans les pays socialistes, c'est à l'État d'assumer le fonctionnement du système sanitaire. Dans les pays où les moyens de production restent en majorité dans le cadre de l'économie de marché, c'est avec la participation de la sécurité sociale telle qu'elle est définie par l'Organisation internationale du travail (O.I.T.) qu'on peut résoudre le problème. Il est significatif, à cet égard, que […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 13 pages…



