L'édit du 27 avril 1656 réunit sous une administration commune – l'Hôpital général – plusieurs établissements hospitaliers de Paris. Ce qui avait déjà été réalisé à Lyon en 1614 a été entrepris dans la capitale « pour empêcher la mendicité et l'oisiveté, comme source de tous les désordres ». L'idée de séparer de la société les pauvres et les marginaux est alors au principe d'une politique officielle d'assistance où se marque le rôle croissant de l'État dans la charité publique. Le 7 mai 1657, l'Hôpital général était ouvert à tous les miséreux qui voulaient s'y rendre de leur plein gré. Il fut, en fait, avec les indigents, les vagabonds et les prostituées qui s'y trouvèrent enfermés, autant un hospice de vieillards qu'une maison de détention. Cette politique globale d'enfermement, accusée de favoriser les épidémies et la paresse, sera réformée au xviiie siècle. Prescrite en 1767, l'ouverture de dépôts de mendicité à caractère pénitentiaire aboutira à l'institution de la prison, et à la médicalisation des établissements hospitaliers.
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Salpêtrière, Paris Avec les établissements de Bicêtre pour les hommes et de la Pitié pour les enfants, la Salpêtrière, dont les bâtiments sont l'œuvre notamment de Louis Le Vau (1612-1670), forme l'institution de l'Hôpital général, destinée à accueillir toute la misère sociale de Paris.
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Bernard VALADE
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