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BALZAC HONORÉ DE (1799-1850)

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5.  « Plus historien que romancier »

Le constant souci de parvenir à la synthèse par l'analyse, l'incessant va-et-vient du tout à la partie et de la partie au tout, ce sont là, déjà, méthodes d'historien. Que Balzac ait voulu se faire l'historien de son siècle, il l'a en mainte occasion proclamé. Il a « pour idée fixe », écrit-il dans la Préface de La Femme supérieure (devenu Les Employés), « de décrire la société dans son entier, telle qu'elle est » et même ajoute-t-il, il est « plus historien que romancier ». Dès la Préface du Dernier Chouan, il proclamait : « les choses parlent d'elles-mêmes et parlent [...] haut ». Faire parler les choses, faire parler l'histoire de son siècle, « la grande comédie de ce siècle », telle est son ambition. Il veut appliquer à l'histoire récente, à la société présente les méthodes qu'il avait vu appliquer au passé médiéval par Walter Scott, lu par lui dès le printemps de 1820. Balzac trouve en effet chez le romancier la réponse à deux questions essentielles. La première : comment éviter de faire une histoire « sèche », une « peinture sèche des faits et gestes », une « nomenclature sèche » ? La seconde : quelle solution littéraire adopter pour qui veut « faire concurrence à l'état civil » dans un roman, dans une fiction ? Mieux encore que Scott ne l'avait fait, Balzac a cherché à « coordonner une histoire complète dont chaque chapitre eût été un roman ».

Balzac n'a pas pour autant entièrement négligé l'événementiel pour faire, en quelque sorte, une histoire des mentalités. Les références aux personnages historiques sont nombreuses. En tête, et de très loin, vient Napoléon. En second, Catherine de Médicis, pour ses mots : « Eh bien, nous irons au prêche », quand elle croyait perdue la bataille de Dreux ; pour sa devise : Odiate e aspettate ! (Haïssez et attendez !). Quant aux personnes réelles de la société contemporaine dont les personnages de Balzac seraient la copie conforme, s'il est légitime d'y songer souvent, on ne saurait les considérer comm […]

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Naissance de Balzac à Tours. Napoléon Bonaparte devient empereur des Français. Balzac entre au collège des Oratoriens, à Vendôme. Il y restera six années. En novembre, la famille Balzac s'installe à Paris. Restauration. Commence des études de droit. Honoré de Balzac décide d'être écrivain. Balzac devient l'amant de Madame de Berny. Il écrit des… Lire la suite
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De tous les grands romans de Balzac (1799-1850), La Rabouilleuse est peut-être un des plus méconnus. Il s'agit pourtant d'une œuvre de complète maturité, strictement contemporaine de l'Avant-Propos dans lequel l'auteur explique le titre et le dessein de La Comédie humaine, dont elle reprend plusieurs des thèmes fondamentaux.… Lire la suite
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Venant à la suite d’Illusions perdues, mais rédigé en fait en même temps que lui, Splendeurs et misères des courtisanes occupe dans l’œuvre d’Honoré de Balzac (1799-1850) une place privilégiée. C’est le roman qui l’aura accaparé le plus longtemps : de 1835, avec la conception du personnage d’Esther, à 1847, année où il termine la… Lire la suite
UNE TÉNÉBREUSE AFFAIRE, livre de Honoré de Balzac

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BEL-AMI, livre de Guy de Maupassant

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Dans le chapitre "« La mort seule est certaine »"  : …  Les thèmes traités dans Bel-Ami ne sont pas nouveaux. *Le monde de la presse, par exemple, avait déjà été épinglé par Balzac (Illusions perdues, 1837-1843 ; Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847), Flaubert (L'Éducation sentimentale, 1869) ou encore Zola (La Curée, 1872 ; Nana, 1880).… Lire la suite
COURIER PAUL-LOUIS (1772-1825)

Écrit par :  ETIEMBLE Universalis

Dans le chapitre "Bon écrivain"  : …  . Lorsque parut en 1830 la fameuse édition de Courier, préfacée par le républicain Armand Carrel, *Balzac y alla d'une page trop peu connue : « Les délicieux pamphlets de Courier, lus après les circonstances qui les ont suscités et qui les ont fait comprendre, ressemblent à des carcasses de feux d'artifice. Cette portion des œuvres de cet homme… Lire la suite
DANDYSME

Écrit par :  Françoise COBLENCE

Dans le chapitre "Le passage au type : Barbey, Baudelaire"  : …  parisiens sous Louis-Philippe, et hanter de nombreux personnages de fiction. Le dandysme est, selon* Balzac, « une hérésie de la vie élégante », mais il pose la question moderne de la distinction dans un monde où les différences ont disparu (Traité de la vie élégante, 1830). Il invite l'observateur à traquer les indices qui permettent de… Lire la suite
ENCADREMENT DES ŒUVRES, histoire de l'art occidental

Écrit par :  Adrien GOETZ

Dans le chapitre "Cadres romantiques"  : …  romantique, le cadre est par excellence le signe bourgeois de la possession de l'œuvre d'art. *Balzac, dans Pierre Grassou (1839) décrit un parvenu collectionneur de croûtes sous la monarchie de Juillet : le romancier insiste, en décrivant sa galerie, beaucoup plus sur les bordures dorées où s'inscrivent en lettres noires les plus… Lire la suite
FEUILLETON

Écrit par :  Jacques. DUBOIS

Dans le chapitre "Une nouvelle littérature populaire"  : …  nouvelles conditions de production, explorant et exploitant toutes leurs ressources. On songe ici à *Balzac pour la France et à Dickens pour la Grande-Bretagne, dont les carrières offrent plus d'un trait commun. Ils sont de ceux qui participent au mouvement ascendant de la bourgeoisie et se jettent dans la mêlée avec une fougue désordonnée qui… Lire la suite
IMPROVISATIONS SUR BALZAC (M. Butor)

Écrit par :  Alain CLERVAL

…  en peinture, obéissent au même parti pris. À partir d'un cours prononcé à l'université de Genève, *Michel Butor privilégie, dans sa lecture de La Comédie humaine, les études philosophiques, le rôle des femmes, l'influence de Paris dans la conception romanesque qui a présidé à l'élaboration de l'œuvre balzacienne. On retrouve dans l'… Lire la suite
LITTÉRATURE - Du texte à l'œuvre

Écrit par :  Alain VIALA

Dans le chapitre "La multiplication des postulations"  : …  Or, vers le milieu du xixe siècle, apparaît une configuration nouvelle que* Balzac est sans doute le premier à avoir admirablement dessinée dans ses Illusions perdues (1837-1843). L'expansion du public induit une croissance de la production imprimée, le champ littéraire accède à une autonomie marchande accrue, on… Lire la suite
MANUSCRITS - La critique génétique

Écrit par :  Pierre-Marc de BIASI

Dans le chapitre "Les épreuves corrigées"  : …  qui se traduit par une récriture presque intégrale : ce fut le cas de Joyce pour Ulysse. *Chez Balzac, qui se servait de son imprimeur comme d'un copiste, la quasi-totalité du travail rédactionnel se condense à ce stade pré-éditorial. Sa technique est la suivante : la rédaction initiale d'un canevas manuscrit (d'une trentaine de pages)… Lire la suite
MODE - Le phénomène et son évolution

Écrit par :  Valérie GUILLAUME

Dans le chapitre "La littérature"  : …  extérieur qu'on dit parfois réel et privilégier l'Imagination » (R. Fortassier). Dans ses romans, *Balzac décrit avec minutie la mode féminine et masculine, et publie parallèlement d'innombrables textes sur le thème (voir ses articles dans le journal La Mode, ou les opuscules L'Art de bien mettre sa cravateTraité de la vieLire la suite
NE TOUCHEZ PAS LA HACHE (J. Rivette)

Écrit par :  Joël MAGNY

…  nous appartient (1960), en passant par Out 1 (1970), L'Histoire des treize* d'Honoré de Balzac est pour Jacques Rivette une source d'inspiration. L'adaptation du volet central de la trilogie balzacienne, La Duchesse de Langeais, ne saurait donc surprendre, même si le thème de la société secrète n'y occupe qu'une… Lire la suite
PASSAGES, architecture

Écrit par :  Jean-François POIRIER

Dans le chapitre "Le passage comme thème littéraire"  : …  de ce peuple d'enchanteurs » (1830, cité par Schaper, p. 20). Mais déjà sourd la nostalgie chez *Balzac qui préfère à cette « froide, haute et large galerie, espèce de serre sans fleurs », les galeries de bois surnommées camp des Tartares en raison de la cupidité qui ensauvage ses habitants. « Ce bazar ignoble a joué dans la vie parisienne un si… Lire la suite
PHYSIOGNOMONIE

Écrit par :  Anne-Marie LECOQ

Dans le chapitre "Les écrivains et la physiognomonie"  : …  Schopenhauer... En France, Madame de Staël, Senancour, Chateaubriand, George Sand, Stendhal, *Balzac, Baudelaire figurent parmi les lavatériens convaincus, ainsi qu'une foule d'écrivains mineurs comme Eugène Sue. Quand on sait que Balzac a mentionné Lavater (et Gall) plus de cent fois dans la Comédie humaine et que Baudelaire… Lire la suite
RÉVOLUTION FRANÇAISE

Écrit par :  Jean-Clément MARTINMarc THIVOLET

Dans le chapitre "Nouvelles perspectives"  : …  l'illusion du politique et d'imaginer dans la révolution sociale les voies de la liberté ; *Balzac, aux sympathies monarchistes, y lit le moment de la création du monde moderne, dorénavant dirigé par l'argent, et ses romans sont l'occasion d'une méditation désabusée et caustique ; le mouvement romantique – par réaction à l'égard de ce passé… Lire la suite
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Dans le chapitre "Un rôle important"  : …  expérience revuiste plus ou moins importante, les cas de figure sont forcément très divers. Pour *Balzac, comme le montre Roland Chollet, la collaboration aux journaux et revues fut d'abord une source importante de revenus. Mais en publiant régulièrement dans la Revue de Paris ou la Revue des Deux Mondes, note Roland Chollet, il… Lire la suite
ROMAN - Roman et société

Écrit par :  Michel ZÉRAFFA

Dans le chapitre "La société dans le roman"  : …  société (bourgeoise et petite-bourgeoise) qui devient de plus en plus vaste et ramifiée. Dans *La Comédie humaine par contre, et dans une certaine mesure chez Dickens, cette société est constituée, stabilisée. Bourgeoise de fait, elle est monarchique et catholique dans ses principes. Elle vit de négoce et d'industrie, mais la seule vertu… Lire la suite
ROMAN - Le personnage de roman

Écrit par :  Michel ZÉRAFFA

Dans le chapitre "Les aspects de la personne"  : …  et Vautrin offriront, toutefois, de la volonté de puissance une image positive et cohérente : pour *Balzac, on doit réussir quand on sait faire taire ses sentiments et que l'on a compris comment fonctionne la machine sociale. Stendhal, en revanche, puis Dostoïevski montreront l'envers du système balzacien. Ils feront apparaître la volonté de… Lire la suite
ROMAN - De Balzac au nouveau roman

Écrit par :  Michel RAIMOND

Dans le chapitre "De Balzac à Zola"  : …  Déjà en son temps, *Balzac avait proposé au roman des ambitions nouvelles. Dans le célèbre avant-propos à La Comédie humaine (1842), il s'était proclamé l'historien des mœurs, décrivant Paris et la province, la noblesse et la bourgeoisie, l'armée et le clergé, la presse et l'édition. « La société française, disait-il, allait être l'… Lire la suite
ROMANTISME

Écrit par :  Henri PEYREHenri ZERNER

Dans le chapitre "Descente aux enfers et élan vers l'empyrée"  : …  Wegeler : « Je voudrais étreindre le monde. » Ce n'est point par goût du monstrueux seulement que *Balzac, Hugo, le Flaubert de La Tentation de saint Antoine chérissent les monomaniaques, les géants ou les monstres. Ils veulent tous libérer dans leurs créations fictives ces forces tumultueuses qu'ils sentent en eux. « Nous sommes nés pour… Lire la suite
SWEDENBORG EMANUEL (1688-1772)

Écrit par :  Régis BOYER

Dans le chapitre "Le théosophe"  : …  Boys des Guays : Les Délices de la sagesse par l'amour conjugal), ouvrage qui inspirera à *Balzac son Séraphita et son Louis Lambert et qui contient celles des idées de Swedenborg qui auront la plus féconde postérité : la vie conjugale se prolonge au-delà de l'existence terrestre : les correspondances visible-invisible (… Lire la suite
VIDOCQ EUGÈNE FRANÇOIS (1775-1857)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Élevé au niveau du mythe littéraire, moins pour la publication de ses Mémoires que pour les personnages de Vautrin et de Valjean qu'il aurait inspirés à Balzac et à Hugo, Vidocq appartient surtout à l'histoire de la police. Fils d'un boulanger d'Arras, il commet son premier vol à seize ans, s'engage, déserte, est condamné en 1796 pour un… Lire la suite

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Balzac, Nadar Balzac : La Comédie humaine

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