3. Homo rudolfensis
Les partisans de l'hypothèse pluri-spécifique définissent une deuxième espèce très ancienne appartenant au genre Homo et contemporaine d'habilis : Homo rudolfensis. Les différences les plus importantes alors soulignées par rapport à Homo habilis sont un volume endocrânien plus réduit, une face moins prognathe, des molaires de plus grande taille et un squelette postcrânien plus proche de celui d'Homo sapiens. Homo habilis apparaît plus proche d'Homo sapiens par la taille de ses molaires et par son squelette postcrânien. Homo rudolfensis apparaît plus proche de nous par la taille de son cerveau et par sa morphologie faciale. Cette deuxième espèce serait présente sur certains sites ayant livré de nombreux restes d'Homo habilis (à Koobi Fora, par exemple) mais serait absente d'autres sites également très importants par le nombre de restes découverts (à Olduvai, en Tanzanie, par exemple). La distinction entre Homo habilis et Homo rudolfensis repose d'ailleurs essentiellement sur la comparaison de deux crânes relativement complets découverts à Koobi Fora (respectivement, KNM-ER 1813 et KNM-ER 1470). Nul doute que la multiplication récente des découvertes de fossiles attribués à ces premiers représentants du genre Homo permettra d'élucider la question encore très débattue de la diversité biologique des premiers hommes.
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