3. Les principes hahnemanniens
Hahnemann fonde l'homéopathie sur un trépied conceptuel comportant le principe de similitude, l'individualisation du malade et du médicament, l'infinitésimalité.
Le principe de similitude est la relation qui existe entre les symptômes du malade – c'est-à-dire l'ensemble des caractéristiques de l'individu – et ceux qui sont provoqués par le médicament chez le sujet sain soumis à son action. Classiquement, le principe de similitude est défini comme la possibilité, plus ou moins importante, qu'a une substance de provoquer chez l'homme sain certaines manifestations qu'elle peut faire disparaître chez l'homme malade, quand celles-ci sont semblables. Ainsi, Apis mellifica, l'abeille entière vivante, dont chacun sait que la piqûre provoque un œdème de la peau, est source d'une préparation homéopathique agissant contre les œdèmes d'apparition brutale qui surviennent chez l'homme malade.
Plus globalement, l'individualisation du sujet a pour objet de définir sa constitution, de reconnaître ses réactions tempéramentales et d'observer ses réactions pathologiques afin de les comparer aux manifestations provoquées par le médicament chez le sujet sain (pathogénésies). On comprend que, dans les maladies chroniques en particulier, l'interrogation soit longue, précise et minutieuse, car cette notion d'individualité rejoint celle de globalité et prend ainsi en compte l'ensemble des symptômes. Ainsi sont concernés l'individu, la maladie et le médicament. Le médecin homéopathe analyse d'une part les réactions du sujet face à la maladie, d'autre part son terrain et sa constitution. Il recherche les signes actuels de la maladie mais aussi ses signes antérieurs ; il s'intéresse à son évolution, à son rythme, ainsi qu'à ses circonstances d'amélioration ou d'aggravation.
De cette manière, l'homéopathie analyse le sujet dans sa globalité à partir des symptômes de la maladie et de la totalité de ses réactions. Le médecin homéopathe a pour but de dresser un portrait synthétique […]
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