2. La branche franconienne
Les premiers Hohenzollern de Franconie sont burgraves de Nuremberg. En 1248, Frédéric III († 1297) acquiert, par son mariage avec Élisabeth, fille du dernier duc de Méran, le margraviat de Bayreuth et Kulmbach, dans la haute vallée du Main. Son successeur Frédéric IV (1287-1332) achète en 1331 la ville d'Ansbach (au sud-ouest de Nuremberg), que l'empereur Charles IV érigera en principauté d'empire (1362). À partir de 1397 (abdication de Frédéric V), ces territoires sont tantôt partagés, tantôt réunis sous la souveraineté d'un même prince : en 1420, sous celle de Frédéric VI, qui est prince-électeur de Brandebourg depuis 1417. Par la Dispositio achillaea de 1473, due à l'électeur Albert-Achille (1470-1486), il est stipulé que les principautés franconiennes formeront une secondogéniture de la maison électorale de Brandebourg. Mais elles ne sont pas liées indissolublement : Bayreuth-Kulmbach d'un côté, Ansbach de l'autre ; Bayreuth, Kulmbach, Ansbach, les deux types de partage se rencontrent au xvie siècle, alternant avec la réunion des principautés. Celle-ci est réalisée sous Georges-Frédéric, prince d'Ansbach en 1543, margrave de Bayreuth et Kulmbach en 1557. Mais il était sans postérité, et ses possessions devaient revenir aux Hohenzollern de Brandebourg. Un arrangement conclu en 1598 devint effectif à sa mort (1603), entre les trois fils de l'électeur Jean-Georges l'Économe (1571-1598) : l'aîné Joachim-Frédéric eut l'électorat de Brandebourg, Joachim-Ernest Ansbach, Christian Bayreuth et Kulmbach.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 5 pages…



