7. Des sources orales pour l'histoire
Confrontés aux acteurs vivants d'une période qu'ils érigent en domaine d'investigation, les historiens du temps présent ont importé de la sociologie, de l'anthropologie et d'autres sciences sociales la pratique de l'entretien, développant les méthodes de l'« histoire orale », ou plutôt une utilisation historienne de sources orales, méthodes fondées sur le récit de « témoins », récits spontanés ou sollicités, récits biographiques ou autobiographiques (les « récits de vie ») ou limités à tel ou tel moment remarquable de la vie des individus. C'est là sans doute l'une des méthodes qui les distinguent par définition des autres historiens, encore qu'il ne faille pas exagérer les différences : nombre de sources écrites ou de traces venues de périodes révolues ne sont elles-mêmes que des « témoignages », recueillis et retranscrits dans des conditions que l'historien doit toujours analyser. L'utilisation croisée de témoignages directs et de sources d'archives constitue également l'une des méthodes de prédilection des historiens du temps présent.
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