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PAYSAGE HISTOIRE DU

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3.  Comment écrit-on l'histoire du paysage ?

L'histoire du paysage présente deux aspects complémentaires. Elle implique la collaboration entre des disciplines différentes pour la mise en commun d'un matériel documentaire susceptible d'intéresser la reconstitution des cadres de vie ; c'est l'étude des paléo-environnements, la géographie historique sous son aspect physique et écologique. Le second aspect met en jeu moins des techniques que des interprétations et vise à démêler la part de l'homme et de la nature sous ses différents aspects dans l'évolution des paysages.

Les disciplines à la collaboration desquelles il faut faire appel dans une histoire des paysages relèvent de trois groupes. Le premier est l'archéologie elle-même à travers une de ses techniques, l'archéologie du paysage rural telle que l'étudie J. Chapelot dans l'article Archéologie du paysage et à laquelle il assigne comme but l'appréhension des processus de « mise en place de l'agrosystème et la régression de l'écosystème ». Le deuxième relève des sciences de la terre ; il est du domaine des géographes physiciens. Le troisième regroupe les études qui portent sur l'écosystème et qui relèvent des sciences naturelles.

Les sciences de la terre utilisent les données archéologiques comme des jalons chronologiques de l'évolution des paysages. Deux secteurs sont particulièrement propices pour saisir l'évolution morphologique récente : les rivages et les montagnes. Le mur d'un aqueduc construit selon les courbes de niveau et retenant les sédiments d'un versant constitue un précieux jalon pour suivre l'évolution de celui-ci. Pour un pédologue, des ruines enfouies dateront les sols qui se sont développés au-dessus. Un four apparent dans la berge actuelle d'une rivière peut être étudié pour son fonctionnement par un historien des techniques, pour les indications que donnent sur les productions agricoles les emballages (amphores) qu'on y produisait ; en archéologie du paysage, une telle structure constitue un jalon pour […]

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