Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Pierre-Roger GAUSSIN
Dans le chapitre "Une abbaye médiévale : la Chaise-Dieu" : … *Pour faire connaissance avec une abbaye de la grande époque monastique, qui est incontestablement le Moyen Âge, un bon exemple est celui de l'abbaye bénédictine de la Chaise-Dieu (Casa Dei, « La maison de Dieu ») en Auvergne. Elle avait été établie, de 1043 à 1050, sur le plateau du Livradois, par le fils d'un chevalier auvergnat, Robert… Lire la suiteÉcrit par : Édouard-Henri WÉBER
… deux écoles des Prêcheurs qui sont intégrées à celle-ci. Thomas d'Aquin y est alors son disciple. *En 1248, il regagne Cologne, où son ordre le charge de fonder l'École supérieure de théologie (Studium generale). Il en assure la direction jusqu'en 1254 (il est élu supérieur de la province dominicaine de Teutonie). En 1252, arbitre dans le… Lire la suiteÉcrit par : Marcel PACAUT
… *Élu pape en 1159 sous le nom d'Alexandre III, Roland Bandinelli, originaire de Sienne, étudia dans sa jeunesse le droit canonique aux écoles de Bologne, où il fut l'élève de Gratien. Il enseigna ensuite dans cette ville, puis à Pise. En novembre 1150, Eugène III l'appela à la curie et le nomma cardinal, puis, en 1153, chancelier de l'Église romaine… Lire la suiteÉcrit par : Gilbert GIANNONI
… *Le 11 août 1492, « on vit accéder à la suprême dignité, écrit L. Pastor, dans son Histoire des papes, un homme que l'Église ancienne n'aurait pas admis au dernier rang du clergé à cause de sa vie dévergondée ». Le conclave venait d'élire le cardinal Rodrigo Borgia qui prenait le nom d'Alexandre VI. Ce sexagénaire (il était né en 1431, à… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Roger GAUSSIN
Dans le chapitre "Le règne d'Otton Ier et l'expansion allemande" : … les rois allemands, jusqu'à la catastrophe finale. Bérenger reprit de l'influence au déplaisir du *pape, qui sollicita l'intervention d'Otton : en 961, le vainqueur des Hongrois franchissait les Alpes, était à nouveau proclamé roi d'Italie à Pavie, gagnait Rome où, en février 962, Jean XII le couronnait « Empereur et Auguste ». Il ne s'agissait… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Linguiste distingué et* cardinal de Rome né autour de 810, probablement à Rome (Italie), mort vers 880, Anastase le bibliothécaire est un conseiller politique influent des papes du ixe siècle. Apparenté à un évêque italien et reconnu pour sa parfaite connaissance du grec, Anastase est nommé cardinal-prêtre de la paroisse Saint-… Lire la suiteÉcrit par : Marcel PACAUT
… *Nom donné, au Moyen Âge, à une taxe levée par la papauté à l'occasion d'une nouvelle collation d'un bénéfice mineur et dont le montant correspondait théoriquement aux revenus d'une année de ce bénéfice, ou « annates ». Cette taxe apparut au cours du xie et du xiie siècle, lorsque certains évêques obligèrent… Lire la suiteÉcrit par : Régis HANRION
… *D'après le Lévitique, xxv, 8-55, l'année sainte est envisagée comme une tentative de redressement social, où l'esclave retrouvait sa liberté et l'homme endetté son patrimoine : « Tu compteras 7 semaines d'années, c'est-à-dire le temps de 7 semaines d'années, 49 ans ; le 7e mois, le 10e jour, tu feras retentir l'appel… Lire la suiteÉcrit par : Esther BENBASSA
Dans le chapitre "L'Occident médiéval" : … chrétien, mais une nette aggravation peut être repérée à partir du xiie siècle. *Durant le haut Moyen Âge, l'Église s'applique à réduire la place qu'occupent encore les juifs dans la société, héritée de leur statut de citoyens sous l'Empire romain. Elle interdit aux clercs de s'attabler avec les juifs, à ces derniers de sortir en… Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
… *Épiphane signale sous le nom d'apostoliques ou apotactiques une secte manichéenne du ive et du ve siècle qui professe le refus du mariage, la continence et le détachement des biens matériels. Le terme « apostolique » reparaîtra au xiie siècle pour désigner les premiers cathares exécutés à… Lire la suiteÉcrit par : Jacques PONS
… *Appelé aussi Credo, le Symbole des Apôtres est l'énoncé de la foi chrétienne ; il est usité dans l'Église catholique, dans l'Église anglicane, ainsi que dans de nombreuses Églises protestantes ; il n'est pas reconnu officiellement par l'Église orthodoxe. Une tradition affirme qu'il a été composé par les douze Apôtres, mais il dérive en réalité des… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
Écrit par : Georges DIDI-HUBERMAN
Dans le chapitre "L'idole et l'icône" : … *Les premiers théologiens de la chrétienté, en deçà de toutes les différences qui sépareront le domaine oriental, byzantin, du domaine occidental et latin, les premiers théologiens auront ainsi, plus ou moins explicitement, formulé leurs exigences principes à l'égard de cet art qui allait devenir un vecteur essentiel de la dévotion, de la… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Éric MALABRE
Dans le chapitre "Évolution de la notion d'asile" : … de ses origines, le développement de l'institution au Moyen Âge interviendra dans un cadre purement *religieux, et l'on parlera alors d'asile religieux. Les églises, leurs dépendances vont hériter du droit d'asile du temple païen, mais le fondement n'en sera plus seulement la crainte de sanction divine (encore que la violation en soit punie d'… Lire la suiteÉcrit par : Michel MESLIN
Dans le chapitre "L'évêque d'Hippone" : … *Cet amour de la vie contemplative, Augustin le sacrifia très vite, en répondant à l'appel populaire des chrétiens d'Hippone qui l'élirent pour aider leur évêque Valère, déjà âgé et qui, Grec d'origine, parlait assez mal le latin. Cinq ans plus tard, Augustin était nommé évêque coadjuteur avec promesse de succession ; en 395-396, il devenait le chef… Lire la suiteÉcrit par : Éric LETONTURIER
Dans le chapitre "Les premières conceptions de l'autorité" : … et le peuple qui n'est aucunement assimilable à celle liant le maître et le serviteur. L'entrée de* l'Église dans le domaine de la politique, à la suite du déclin de l'Empire, a favorisé la synthèse des conceptions grecques et romaines. La construction de la « cité de Dieu » procèdera, notamment chez saint Thomas d'Aquin, d'une nette séparation… Lire la suiteÉcrit par : Hervé LEGRAND
… 1309 à 1367 (ou 1403 si l'on compte les papes du Grand Schisme), la ville devint la capitale de la *Chrétienté, principalement à cause de l'insécurité politique de Rome et de l'Italie d'alors. Papes français, les neuf papes d'Avignon se plurent sur les bords du Rhône, mais ils donnèrent toujours la priorité à la reconquête de leur pouvoir temporel… Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Écrit par : André PAUL
… *Figure importante de l'Église primitive dont l'activité fut liée de très près à celle de saint Paul. Barnabé (en grec : Barnabas) apparaît pour la première fois dans les Actes des Apôtres (iv, 36-37) : « C'était un lévite originaire de Chypre. Il vendit son champ, en apporta le montant et le déposa aux pieds des Apôtres. » On le retrouve… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Madeleine DAVY, Raoul VANEIGEM
… touché par les idées du Libre-Esprit et l'hérésie de Gérard Segarelli, suscite la réprobation de l'*Église. En 1311, le concile de Vienne condamne pêle-mêle sous l'appellation de bégards les partisans du Libre-Esprit, les apostoliques, les fraticelles et les béguines catholiques, qui se voient contraintes, pour échapper à la répression, de se… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Celui qui deviendra* pape sous le nom de Benoît XII est né à Saverdun dans le comté de Foix près de Toulouse et mort le 25 avril 1342 à Avignon. Moine cistercien à Boulbonne, puis maître en théologie, diplômé du collège Saint-Bernard à Paris, Jacques Fournier devient supérieur de l’abbaye de Fontfroide en 1311, puis évêque de Pamiers en 1317, de… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… a enseigné le droit canonique à l’université de Montpellier avant d’être nommé cardinal, en 1375. *En 1378, il participe à la formation du Grand Schisme d’Occident qui divisera l’ Église catholique romaine jusqu’en 1417 en raison de rivalités nationales autour du trône papal. Il est de fait l’un des électeurs du prélat français Robert de Genève,… Lire la suiteÉcrit par : André CANTIN
… *Écolâtre de Tours qui provoqua dans l'Église, au milieu du xie siècle, par son enseignement sur l'eucharistie, une très importante controverse, contribuant, avant Anselme du Bec, au progrès du raisonnement dans les questions sacrées. Né, au tout début du xie siècle, dans une famille tourangelle fortunée,… Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
… *Archevêque de Mayence, apôtre de la Germanie et réformateur des Églises franques. Boniface est le nom pris par le moine anglo-saxon Winfrid, lors de son premier voyage à Rome (718-719). Il était né vers 675 près d'Exeter, où, très jeune, il devint moine, avant de passer à l'abbaye de Nursling près de Winchester. Il reçut une très bonne instruction… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Dominique CHENU
Dans le chapitre "L'homme" : … Benedetto Caetani fut élu *pape le 24 décembre 1294, alors qu'il approchait de la soixantaine. Élection régulière, mais déjà compromise, car elle lui conférait le pontificat suprême après l'abdication, nécessaire et troublante, de son prédécesseur, Célestin V, dont la sainteté ingénue allait nourrir l'opposition à un pape politique. Et la… Lire la suiteÉcrit par : Michael Edward MALLETT, Universalis
… pape Alexandre VI, né vers 1476, probablement à Rome, mort le 12 mai 1507, près de Viana (Espagne),* César Borgia a élargi le pouvoir politique de la papauté et a tenté d'établir sa propre principauté dans le centre de l'Italie. Sa politique inspira le Prince de Machiavel. César Borgia est le fils du cardinal Rodrigo Borgia, alors vice-… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Yves POUILLOUX
… *Ecclésiastique qui se trouva jouer un rôle important dans les questions religieuses du début du xvie siècle (les relations entre le pouvoir royal et la papauté, les querelles autour de l'humanisme et de la Réforme), Guillaume Briçonnet, évêque de Lodève en 1504, abbé de Saint-Germain-des-Prés en 1507, est chargé d'une mission… Lire la suiteÉcrit par : Patrick VALDRINI
Dans le chapitre "Les Codes comme sources principales du droit" : … *Le recours à la codification, bien que maintenant admis et habituel dans l'Église, est un phénomène tardif dans l'histoire des sources du droit canonique. Les premiers âges ont donné une forme au droit de l'époque en le présentant, dès le ive siècle, dans des collections réunissant des sources éparses, décisions conciliaires,… Lire la suiteÉcrit par : Joachim BOUFLET
… *La canonisation est, dans l'Église catholique, l'acte par lequel un personnage est proclamé officiellement saint, c'est-à-dire arrivé à l'union parfaite avec le Christ. La notion de sainteté existe dans le christianisme dès l'origine, car, « appelés par Dieu, non au titre de leurs œuvres mais au titre de son dessein et de sa grâce, justifiés en… Lire la suiteÉcrit par : Robert FOLZ, Carol HEITZ
Dans le chapitre "Temporel et spirituel" : … Les rapports de la royauté avec *l'Église révèlent également une profonde différence entre l'époque de Charlemagne et la suivante. Profondément conscient de tenir son pouvoir de Dieu et d'avoir des responsabilités à l'égard du peuple chrétien, le grand empereur intégra fortement l'Église à la monarchie : il la mit au service de la royauté, il en fut… Lire la suiteÉcrit par : Abdel Majid ENNABLI, Liliane ENNABLI, Gilbert-Charles PICARD, Universalis
Dans le chapitre "Problème chronologique" : … À ce moment, seuls les textes permettent de l'appréhender. Les lettres et les livres des Pères de l'*Église : Tertullien, saint Cyprien, les canons des premiers conciles, les actes des martyrs et les calendriers martyrologiques décrivent les difficultés d'existence, les peines et les joies de ces premiers chrétiens. La passion des saintes Perpétue… Lire la suiteÉcrit par : Pierre Thomas CAMELOT
… *Métropole de l'Afrique proconsulaire, étendant son autorité jusqu'à la Numidie et la Maurétanie, Carthage vit se réunir autour de ses évêques de nombreux conciles. Vers 220, Agrippinus réunit soixante-dix évêques qui refusent de reconnaître le baptême conféré par des hérétiques. À l'époque de Cyprien (248-258), le synode se tient régulièrement deux… Lire la suiteÉcrit par : André DUVAL
… *Né à Isernia (Campobasso), Pierre de Morrone devient moine bénédictin au monastère de Faifoli (province de Bénévent) ; il en sera l'abbé de 1276 à 1279. À plusieurs reprises, il fait de longues expériences de vie érémitique en plusieurs endroits, notamment sur le mont Morrone, dans les Pouilles, et sur le mont Maiella, près de Sulmona. Le 5 juillet… Lire la suiteÉcrit par : Jean GOUILLARD, Michel MESLIN
… ), souverain temporel, des fonctions spirituelles dévolues au chef de l'Église chrétienne (-pape). *Le problème des relations entre l'État romain et l'Église chrétienne s'est trouvé posé dans la prédication même de Jésus : « Rendez à César ce qui est à César »Écrit par : Hervé LEGRAND
*Convoqué en 451 par l'empereur Marcien à Chalcédoine (aujourd'hui Kadiköy), sur la rive asiatique du Bosphore, en face de Byzance, ce concile ne réunit que des participants orientaux, à l'exception de deux légats romains et de deux évêques africains exilés. Mais, à cause de son œuvre doctrinale, confirmée d'… Lire la suiteÉcrit par : Robert FOLZ
Dans le chapitre "Le roi des Francs" : … de pallier les insuffisances de la structure politique, Charlemagne voulut s'appuyer sur une *Église forte et mettre celle-ci au service de l'État. L'idée n'était point nouvelle, mais sa réalisation fut poussée bien plus loin qu'elle ne l'avait été jusqu'alors. D'une part, les évêques et les abbés sont associés aux tâches de l'administration… Lire la suiteÉcrit par : Richard GOULET
… *Petit concile organisé par Théophile d'Alexandrie dans la riche villa du préfet Rufin (Ad Quercum), dans la banlieue de Chalcédoine. Des moines origénistes du désert de Nitrie (Égypte), pourchassés par Théophile, avaient, au nombre d'une cinquantaine, été accueillis, en 401, par l'évêque de Constantinople, Jean Chrysostome. Théophile,… Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
… * Création de l'archevêché de Nin en Croatie. Cyrille et Méthode, missionnaires dépêchés par Byzance, sont reçus à la cour du roi des Moraves, Ratislav. Ils traduisent les Saintes Écritures en slavon. Baptême de Boris Ier, tsar de Bulgarie. Un an après la reconnaissance par Rome de la nouvelle Église slavonne de Moravie, le pape Adrien… Lire la suiteÉcrit par : Marc AYMES, Gilles GRIVAUD, Pierre-Yves PÉCHOUX
Dans le chapitre "Chypre, royaume franc" : … de treize à quatre, à une soumission formelle des hiérarques orthodoxes aux autorités latines. *La date la plus déterminante demeure cependant 1291, lorsque la chute de Saint-Jean d'Acre transforme Chypre en avant-poste de la chrétienté au Levant. L'afflux de réfugiés francs, syriens et chrétiens orientaux, allié à une conjoncture économique et… Lire la suiteÉcrit par : Gilbert-Charles PICARD
… *Terme désignant les bandes qui parcouraient les campagnes africaines au ive siècle et dont le sens probable est « ceux qui rôdent autour des greniers ». Adhérents de la secte schismatique des donatistes, les circoncellions résistaient par la force aux autorités favorables à l'Église catholique. L'inscription du « moissonneur de… Lire la suiteÉcrit par : Marcel PACAUT
… *Pape d'origine française, de son vrai nom Gui Foucoi. Il était archevêque de Narbonne avant son élection. Il eut avant tout une activité politique et favorisa les entreprises en Italie du frère de Saint Louis, Charles d'Anjou, à qui il accorda en fief le royaume de Sicile, poursuivant ainsi l'action de ses prédécesseurs qui voulaient éliminer de la… Lire la suiteÉcrit par : André DUVAL
… *Né à Florence, Jules de Médicis dut à la faveur de son cousin germain, Léon X, d'être archevêque de Florence et cardinal dès 1513 ; huit autres sièges (ou revenus) épiscopaux lui furent attribués, non successivement mais simultanément, jusqu'à son élection pontificale. La politique européenne fut la préoccupation première de Clément VII, l'Italie… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Né en 1342 à Genève et mort le 16 septembre 1394 à Avignon, Robert de Genève est évêque* de Thérouanne dans le comté d'Artois depuis 1361, archevêque de Cambrai en 1368, puis cardinal en 1371. En qualité de légat du pape en Italie du Nord, il se livre au saccage de Cesena en 1377, où 4 000 rebelles sont massacrés au cours de la guerre contre les… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Roger est né en 1291 au château de Maumont (Limousin) et mort le 6 décembre 1352 à Avignon. Moine* bénédictin abbé de Fécamp et de La Chaise-Dieu, il devient archevêque de Sens en 1329, et de Rouen en 1330. Il est nommé cardinal par le pape Benoît XII, auquel il succède en Avignon : élu le 7 mai 1342, il est intronisé le 19 mai sous le nom de… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… est né vers 1260 à Villandraut (Gascogne) et mort le 20 avril 1314 à Roquemaure (Provence). Il est* évêque de Comminges en 1295 et devient archevêque de Bordeaux en 1299. Élu pape à Pérouse le 5 juin 1305 grâce à l'influence du roi de France Philippe IV le Bel, il est intronisé le 14 novembre 1305 sous le nom de Clément V. En nommant une majorité… Lire la suiteÉcrit par : Bernard DUPUY
*La forme, la fréquence, la structure des conciles ont beaucoup varié au cours de l'histoire de l'Église. Rien d'étonnant à cela : l'Église n'a pas reçu de son fondateur une constitution complète, au sens où l'on parle de la constitution d'un État ; elle a reçu de lui les sacrements, la communauté des douze… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Urbain COMBY
Écrit par : Jean-Urbain COMBY
Écrit par : Jean-Urbain COMBY
Écrit par : Marcel PACAUT
… *Seizième concile œcuménique de l'Église romaine, réuni en vue de mettre fin au Grand Schisme qui divisait l'Occident depuis la double élection pontificale de 1378 et qu'un concile tenu à Pise, en 1409, n'avait pu réduire, puisqu'il avait élu un troisième pape sans parvenir à faire abdiquer les deux autres. L'initiative du concile de Constance, qui… Lire la suiteÉcrit par : Pierre Thomas CAMELOT
… *L'histoire compliquée du IIe concile de Constantinople est à situer dans la suite des querelles, théologiques et politiques, qui s'élevèrent en Orient après le concile de Chalcédoine (451). Celui-ci avait défini l'existence dans le Christ de deux natures, humaine et divine. Des partisans attardés de saint Cyrille d'Alexandrie, attachés à… Lire la suiteÉcrit par : Pierre Thomas CAMELOT
… *Concile ayant mis fin à la querelle monothélite, qui avait commencé au début du viie siècle. Le monothélisme était une résurgence du monophysisme, lequel, contrairement à la doctrine définie à Chalcédoine et réaffirmée au IIe concile de Constantinople, tenait qu'il n'y a en Jésus-Christ qu'une seule nature (physis… Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Écrit par : Pierre Thomas CAMELOT
*Un évêque confronté aux difficiles problèmes qui se posent à l'Église au milieu du iiie siècle, tel est Cyprien de Carthage. La persécution de Dèce a fait des martyrs, mais aussi des apostats (lapsi) : faut-il admettre ceux-ci à la pénitence et à la réconciliation… Lire la suiteÉcrit par : Roger BERNARD
Dans le chapitre "Les dernières années de Cyrille et de Méthode" : … *Après un peu plus de trois années passées en Moravie, les deux frères prolongèrent leur œuvre en Pannonie, puis se rendirent à Rome, où ils furent reçus avec de grands honneurs par le pape Adrien II, qui reconnut la liturgie slave. Malheureusement, après la mort de Cyrille, survenue à Rome le 14 février 869, Méthode, nommé évêque de Pannonie,… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Pape* d'origine espagnole, Damase est né vers 304 à Rome, et mort le 11 décembre 384 dans cette même ville. Il occupe une charge de diacre sous le règne de son prédécesseur, le pape Libère (352-366), et accompagne celui-ci en exil lorsque l'empereur Constance II le déporte de Rome pour son refus de l'arianisme, doctrine qui niait la… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Urbain COMBY
Écrit par : Louis COGNET
*La Devotio moderna est un mouvement spirituel qui prit naissance aux Pays-Bas vers la fin du xive siècle et atteignit son plus grand développement au cours du xve siècle, période durant laquelle son influence se fit sentir jusqu'en Allemagne et en France ; la… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Urbain COMBY
Écrit par : Michel SOT
… *Redevance, en nature ou en argent, portant principalement sur les revenus agricoles, la dîme, au Moyen Âge, est destinée à permettre l'exercice du culte par l'entretien du clergé et des lieux de culte, et à fournir assistance aux pauvres. On lui trouverait de nombreux antécédents dans l'Antiquité, juive en particulier. La tradition chrétienne la… Lire la suiteÉcrit par : Sebastian BULLOUGH
… plus tard. En 1203, Dominique accompagne son évêque en mission dans le sud de la France. C'est* à cette occasion qu'il prend conscience de la menace constituée contre l'Église par l'hérésie albigeoise, ou cathare. Au cours d'un second voyage, Dominique et son évêque rendent visite au pape pour requérir le droit d'aller évangéliser les païens,… Lire la suiteÉcrit par : Hervé LEGRAND
Dans le chapitre "L'enracinement (321-373)" : … mais toute leur attitude exprime une vive réticence devant la nouvelle situation faite à l'*Église par la paix constantinienne. « Quoi de commun entre l'empereur et l'Église ? » s'écrie Donat, lorsque les légats de Constant arrivent en Afrique pour y rétablir l'unité religieuse. À partir de cette date (347), le donatisme élargit encore son… Lire la suiteÉcrit par : Alain ERLANDE-BRANDENBURG
Dans le chapitre "Une sensibilité nouvelle : le culte des reliques" : … place au sentiment. Celui-ci s'exprime entre autres par le développement du culte des reliques. *L'Église avait marqué à différentes reprises son opposition à ce qu'elle considérait comme relevant de l'idolâtrie envers les saints, et non comme adoration de Dieu. La montée sur le trône pontifical, en 590, de Grégoire Ier, dit le Grand… Lire la suiteÉcrit par : Danielle GABORIT-CHOPIN, Eric PALAZZO
Dans le chapitre "Le pontifical et son illustration" : … apparaît, en compagnie du missel et du bréviaire, en tête de la hiérarchie des livres liturgiques. *La réforme liturgique menée par Innocent III au début du xiiie siècle donne à l'évêque une place éminente dans la société ainsi qu'à son livre officiel dont la version exportée par les Ottoniens avait été remaniée par les… Lire la suiteÉcrit par : Daniel RUSSO
Écrit par : Pierre Thomas CAMELOT
… *Le concile d'Éphèse (juin 431) avait condamné et déposé Nestorius, évêque de Constantinople, pour ses erreurs sur la personne du Christ : la théologie de Cyrille d'Alexandrie l'emportait sur la théologie antiochienne. Quelques années plus tard, la persistance des tendances antiochiennes (par exemple, chez Théodoret de Cyr) inquiète certains… Lire la suiteÉcrit par : Pierre Thomas CAMELOT
… *À la suite de l'agitation provoquée par ses prédications contre le titre de Théotokos (Mère de Dieu) donné par la dévotion chrétienne à la Vierge Marie, Nestorius, patriarche de Constantinople, écrit au pape Célestin pour lui dénoncer ce qu'il considère comme une erreur. Les remous de l'affaire s'étendent jusqu'en Égypte, Cyrille d'… Lire la suiteÉcrit par : Henri LAPEYRE
Dans le chapitre "Triomphe de l'unité religieuse" : … *L'Église catholique était étroitement soumise au monarque, qui jouissait du droit de patronage pour la nomination à une cinquantaine d'archevêchés et d'évêchés. Les ressources du clergé étaient considérables : revenus des propriétés terriennes et dîmes, sans parler du casuel, mais il entretenait des écoles et des œuvres de charité. Il contrôlait de… Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
… * À l'appel du pape Étienne II, menacé par les Lombards, l'armée franque de Pépin descend en Italie. Les territoires conquis sur les Lombards, autour de Ravenne et de Rome, sont donnés au pape, sous le nom de « Patrimoine de Saint-Pierre ». Les basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul-Hors-les-Murs de Rome sont pillées par les Sarrasins. En réponse, le… Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
… *Romain d'origine, Étienne était prêtre quand il fut élu pape en mai 254. Son court pontificat n'est guère connu que par ses conflits avec l'illustre évêque de Carthage, Cyprien. Contre ce dernier, le pape prit la défense de deux évêques espagnols qui furent reconnus coupables d'avoir acheté, pendant la persécution, de faux certificats de sacrifice… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Pape* italien né près de Pise à une date inconnue et mort le 8 juillet 1153 à Tivoli, non loin de Rome. Bernardo Paganelli di Montemagno est un disciple de saint Bernard de Clairvau. Il est abbé du monastère cistercien de Saint-Vincent-et-Saint-Anastase à Rome (aujourd'hui l'abbaye de Tre Fontane) lorsqu'il est élu pape le 15 février 1145, puis… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Gabriele Condulmer est né en 1383 à Venise et mort le 23 février 1447 à Rome. Ancien* moine augustin, il est cardinal depuis 1408 lorsqu'il est élu à l'unanimité le 3 mars 1431 pour succéder au pape Martin V (1417-1431), et intronisé le 11 mars sous le nom d'Eugène IV. Son pontificat est dominé par la lutte qu'il mène contre le concile de Bâle (1431… Lire la suiteÉcrit par : Richard GOULET
… *Né probablement à Césarée de Palestine, Eusèbe restera fidèle à cette ville jusqu'à sa mort, d'abord comme collaborateur du prêtre Pamphile, qui avait recueilli et enrichi la bibliothèque léguée par Origène à Césarée, puis comme évêque de cette cité après la persécution déclenchée par Dioclétien. D'origine modeste, il doit à son immense érudition… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis MIÈGE
Dans le chapitre "L'exploration comme acte de foi" : … facteur religieux et de son rôle dans les premières découvertes attestent l'intervention constantede* la papauté et bientôt son arbitrage entre les prétentions rivales des Portugais et des Espagnols. Les bulles pontificales précèdent et accompagnent les premières explorations : bulles de 1433 sur l'occupation des Canaries, de 1436 sur Ceuta, de 1455… Lire la suiteÉcrit par : Armand DANET
… *La légende est peut-être plus vraie que l'histoire, qui représente Léon X, pape Médicis de la beauté, arrêtant à peine une chasse à courre pour signer, dans une clairière des monts Albins, la condamnation d'un moine déviant inconnu qui perturbe l'Allemagne. Cette bulle, publiée à Rome le 15 juin 1520, a été préparée au cours de l'hiver précédent… Lire la suiteÉcrit par : Georges DUBY
Dans le chapitre "Lutte contre l'anarchie" : … à réconcilier les adversaires. Les temps féodaux sont remplis de violences. Les dirigeants de *l'Église tentèrent de limiter le désordre. À partir de la fin du xe siècle, et depuis les provinces méridionales de la Gaule, celles où la désagrégation politique était la plus profonde et l'organisation féodale la moins solide,… Lire la suiteÉcrit par : Tarsicio de AZCONA, Universalis
… religieuse et l'expulsion des juifs (1492) s'insèrent dans le cadre d'une politique délibérée* visant à renforcer l'Église, laquelle allait soutenir la Couronne en retour. Les années 1482-1492 sont riches en événements pour Ferdinand. Chaque printemps, il dirige la campagne militaire contre le royaume de Grenade, qu'il conquiert pas à pas. Il… Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
… *L'appellation de fraticelles, de l'italien fraticelli, désigne les dissidents les plus radicaux de la faction dite « spirituelle » qui, dans l'ordre franciscain, oppose à l'aile conventuelle ou orthodoxe la volonté de pratiquer la pauvreté volontaire selon la règle intangible de saint François. Bien que, dans sa condamnation, Jean XXII… Lire la suiteÉcrit par : Jean DELUMEAU
*Le gallicanisme n'est qu'un cas particulier d'un antiromanisme qui s'est souvent manifesté dans l'histoire chrétienne. Poussée à la limite, l'hostilité à Rome conduisit à la sécession protestante. Mais, cette révolte mise à part, la défiance à l'égard de la papauté, plus ou moins vive selon les temps et les… Lire la suiteÉcrit par : Pierre Thomas CAMELOT
… *Pape de 492 à 496, Gélase défendit vigoureusement la primauté du Siège apostolique lors du schisme d'Acace de Constantinople, conséquence de la politique ecclésiastique de l'empereur Zénon. Il combattit le pélagianisme, les manichéens, les survivances païennes (les Lupercales), et maintint fermement la discipline ecclésiastique. Beaucoup de ses… Lire la suiteÉcrit par : Gérard NAHON
Dans le chapitre "Le quartier juif médiéval" : … manque encore, la contrainte. Le principe d'une ségrégation forcée est défini par le *IVe concile du Latran (1215). Afin d'éviter que des chrétiens aient des rapports sexuels avec eux, juifs et sarrasins seront distingués par leurs vêtements. Un mandement de Philippe le Bel du 18 juin 1294 au sénéchal de Beaucaire lui… Lire la suiteÉcrit par : Gérard NAHON
Écrit par : Jean-Urbain COMBY
Écrit par : Jean CATSIAPIS, Dimitri KITSIKIS, Nicolas SVORONOS
Dans le chapitre " La Grèce entre l'Occident et l'Orient (1204-1453)" : … cette date, les marchands vénitiens furent, à Byzance, plus favorisés que les Byzantins eux-mêmes. *En 1095, le pape prêcha la guerre sainte contre l'Orient. Il affirma qu'il était le chef souverain de toutes les Églises chrétiennes et que tous les rois ou empereurs lui devaient une obéissance absolue. Bien qu'à l'origine il se fût agi de lancer… Lire la suiteÉcrit par : Pierre Thomas CAMELOT
Dans le chapitre "Haut fonctionnaire, moine et pontife" : … une forte culture biblique et patristique, fréquentant surtout l'œuvre d'Augustin. En 579, le *pape Pélage II l'ordonne diacre et l'envoie comme apocrisaire (l'équivalent d'un nonce) à Constantinople, où il restera six ans, sans songer, d'ailleurs, à apprendre le grec ni à s'initier à la théologie orientale – ce qui montre combien est déjà… Lire la suiteÉcrit par : Marcel PACAUT
… *De la famille des comtes de Segni et neveu d'Innocent III, canoniste éminent, homme entreprenant et décidé, Ugolino Conti, devenu pape en 1227 sous le nom de Grégoire IX, joua un grand rôle, avant son accession au souverain pontificat, dans la formation de l'ordre des Frères mineurs (Franciscains). Il fut, en effet, l'ami de François d'Assise, pour… Lire la suiteÉcrit par : Marcel PACAUT
… œuvre que les historiens ont parfois expliquée de façon divergente. Élevé à la suprême dignité de l'*Église au cours de la période la plus névralgique de la querelle entre le Sacerdoce et l'Empire, ce moine s'est fixé un double programme : restauration des structures et des mœurs ecclésiastiques qui devait prendre le nom de « réforme grégorienne… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Tebaldo Visconti est né vers 1210 à Plaisance en Lombardie. En* 1270, Tebaldo Visconti se joint à la croisade du futur roi Édouard Ier d'Angleterre. Un an plus tard, à Saint-Jean-d'Acre en Palestine, il apprend qu'il est élu pape. Son élection n'a pu aboutir qu'après que le podestat de Viterbe (États pontificaux) a fait murer les… Lire la suiteÉcrit par : Marcel PACAUT
… *Nom donné au mouvement animé et dirigé dans la seconde moitié du xie siècle par la papauté, particulièrement à l'initiative du pape Grégoire VII. L'objectif proclamé de la réforme grégorienne fut de rétablir la discipline et de corriger les mœurs des clercs afin de mieux encadrer la société laïque et de faire davantage pénétrer… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Pape* de l'Église catholique romaine de 772 à 795 aussi connu sous le nom d'Adrien 1er, né à Rome (Italie), et mort le 25 décembre 795. Hadrien noue d'étroites relations avec le futur empereur Charlemagne, alors roi des Francs, symbolisant l'idéal médiéval de l'entente entre l'Église et l'État dans une chrétienté unifiée. Né dans une… Lire la suiteÉcrit par : C. Warren HOLLISTER, Universalis
… dans une position inconfortable en se présentant comme le champion de l'Église en Normandie tandis* qu'il s'oppose sur ses terres à l'archevêque de Cantorbéry dans le cadre de la querelle des investitures. Désireux de rendre l'Église indépendante des souverains séculiers, le pape Pascal II (pape 1099-1118) interdit aux seigneurs laïcs d'investir… Lire la suiteÉcrit par : Alain LE BOULLUEC
*Le terme « hérésie » désigne un phénomène capital de l'histoire du christianisme, les divergences qui l'ont déchiré et dont certaines ont abouti à la création d'Églises séparées, comme celles qui sont issues de la Réforme protestante. Ces différends ont dépassé le cadre strictement religieux et ont… Lire la suiteÉcrit par : Frédéric MARTEL
Dans le chapitre "La répression de l'Église et de l'État : le temps du péché" : … – laquelle devait perdurer dans l'Europe christianisée jusqu'à la fin du xviiie siècle. *D'une manière globale, sous l'influence du christianisme lui-même héritier des interdits du judaïsme, une morale sexuelle beaucoup plus rigoureuse s'installe, ou du moins s'amplifie car John Boswell a montré qu'elle existait quelquefois… Lire la suiteÉcrit par : Robert-Frédéric BRIDGMAN
Dans le chapitre "Des sanctuaires aux œuvres charitables" : … d'assistance. Chronologiquement, l'initiative de la création d'établissements pour les voyageurs, *pèlerins et malades pauvres remonte à la création des grands monastères bouddhiques en Inde et à Ceylan à partir du iiie siècle avant J.-C. Les plantes médicinales étaient cultivées et largement distribuées au peuple. À Byzance,… Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
… *Deuxième successeur de Pierre comme évêque d'Antioche, selon une liste communiquée par Eusèbe de Césarée, Ignace ne nous est guère connu que par ses lettres qui ont été conservées ; celles-ci ont d'ailleurs été transmises dans des recensions de différentes longueurs ; la grande majorité des critiques s'accorde aujourd'hui à estimer authentique la… Lire la suiteÉcrit par : Marcel PACAUT
… *À la mort d'Honorius II (1130), les cardinaux ne parviennent pas à se mettre d'accord. La majorité d'entre eux élit le cardinal Pierleoni qui prend le nom d'Anaclet II ; les autres le cardinal Grégoire Papareschi, soutenu par la famille Frangipani, qui devient Innocent II. Il en résulte une grave confusion. Mais, tandis qu'Anaclet n'est soutenu que… Lire la suiteÉcrit par : Marcel PACAUT
… *Lothaire, de la famille des comtes de Segni, élu pape le 8 janvier 1198 sous le nom d'Innocent III, est considéré comme le plus grand pontife du Moyen Âge. Il étudia la théologie à Paris et le droit canonique à Bologne, puis fit carrière à la curie et fut nommé cardinal en 1190. Intellectuel et homme d'action, préoccupé en premier lieu de remplir… Lire la suiteÉcrit par : Marcel PACAUT
… *Sinibaldo Fieschi, issu d'une puissante famille noble de la région de Gênes, canoniste de grande valeur, diplomate habile et tenace, fut élu pape en 1243 sous le nom d'Innocent IV. La vacance du Saint-Siège avait alors duré presque vingt mois du fait de difficultés politiques : l'empereur Frédéric II, en même temps roi de Sicile, avait entrepris de… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Né* aux Monts de Beyssac, en Corrèze, Étienne Aubert est d'abord un réputé professeur de droit romain à Toulouse. Il entre dans les ordres et est nommé évêque de Nimes (1337), de Noyon (1338) puis de Clermont (1340). Cardinal-prêtre en 1342, il est nommé en 1352 cardinal-évêque d'Ostie, dans les États pontificaux, par le pape Clément VI à qui il… Lire la suiteÉcrit par : Marcelin DEFOURNEAUX, Yves DOSSAT
… foi étaient des faits déjà anciens, selon ce qui avait été en particulier prescrit par le deuxième *concile du Latran (1139). Il appartenait aux évêques de rechercher les hérétiques, aux juges séculiers de les punir, aux rois et aux princes de prêter, sous peine de déchéance, leur concours à cette répression. Très différente est l'Inquisition ;… Lire la suiteÉcrit par : Marcel PACAUT
… *Personnage sans grande valeur morale, mais politicien assez habile, Octavien, fils d'Albéric (qui a dirigé Rome d'une main ferme pendant vingt-deux ans), accède au trône pontifical en 955, répondant ainsi à la volonté que son père a exprimée sur son lit de mort. Maître spirituel et temporel de la ville et des États de l'Église sous le nom de Jean… Lire la suiteÉcrit par : Denis COUTAGNE
… *Médecin, théologien, mais surtout logicien, Pierre d'Espagne, né à Lisbonne, fut maître ès arts à Paris avant 1246, date à laquelle il vint enseigner à la faculté de médecine de Sienne. Nommé archevêque de Braga (Portugal) en 1272, il devint l'année suivante cardinal-évêque de Tusculum et médecin du pape Grégoire X. À la mort de celui-ci, deux… Lire la suiteÉcrit par : André DUVAL
… *Au temps du Grand Schisme, Baldassare Cossa, après avoir étudié à Bologne, fait carrière ecclésiastique dans l'obédience romaine ; on lui confie la légation de la Romagne (1403), puis celle de Bologne (1409). Le 26 juin 1409, le concile de Pise, après avoir déposé les deux papes rivaux, avait élu à leur place Alexandre V, créant ainsi une troisième… Lire la suiteÉcrit par : Decima L. DOUIE, Universalis
… Né* en 1245 dans une famille bourgeoise aisée de Cahors, Jacques Duèse, ou D'euze, étudie le droit canonique et le droit romain à Paris et Orléans. Chancelier de Charles II d'Anjou en 1309, il est créé cardinal en 1312. Élu pape à Lyon le 7 août 1316 pour succéder à Clément V sous le nom de Jean XXII, il va faire d'Avignon la résidence permanente du… Lire la suiteÉcrit par : Pierre LARDET
*Après Ambroise de Milan († 397), avant Grégoire le Grand (vie s.), et avec son contemporain (et correspondant) Augustin, Jérôme appartient à ce « quatuor » des Pères latins, qui se sont vu conférer par excellence le titre de docteurs de l'Église. Seul d'entre eux, il n'avait été ni évêque… Lire la suiteÉcrit par : Joseph DORÉ, Pierre GEOLTRAIN, Jean-Claude MARCADÉ
Dans le chapitre "De la possibilité de représenter le divin " : … *La division entre Occident et Orient dans le monde chrétien s'est établie, pour une part importante, à partir de la question de l'image, en premier lieu de l'image du Fils de Dieu. Issu du judaïsme pour lequel toute image est interdite, parce que susceptible de provoquer l'idolâtrie, mais évoluant dans le monde gréco-romain où il y a une profusion… Lire la suiteÉcrit par : André DUVAL
… *Neveu du franciscain Francesco Della Rovere, Giuliano dut à la protection de celui-ci son ascension dans la carrière ecclésiastique. Quand son oncle devint pape, sous le nom de Sixte IV, en 1471, Giuliano fut créé cardinal et pourvu d'importants bénéfices ; il prit alors part à plusieurs missions politiques. Son influence se maintint sous Innocent… Lire la suiteÉcrit par : Armand DANET
… *Longtemps prélat domestique de Jules II, cet ecclésiastique a été, avec les cardinaux Marcel Cervini et Réginald Pole, l'un des trois légats pontificaux au concile de Trente et le célébrant principal de la messe d'ouverture pour la première session, le 13 décembre 1545. Il y suit de plus près les débats concernant la réforme canonique que les… Lire la suiteÉcrit par : Bernard VALADE
Dans le chapitre "La mutation chrétienne de l'idée de justice" : … humaine, la grâce divine est au principe du lien social et du bonheur de l'homme. Parallèlement, *l'Église devait mettre l'accent sur l'égalité fondamentale des hommes et préciser que ceux qui sont investis d'une autorité doivent mériter leur situation par leurs vertus. Ainsi Grégoire le Grand fera dériver l'inégalité entre les hommes de l'… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… à Sébastopol et conquièrent les possessions byzantines en Arménie. En politique intérieure, *Justinien réunit en 692 le concile Quinisexte, dont les canons disciplinaires visent à compléter les canons dogmatiques des cinquième et sixième conciles œcuméniques. Le pape Serge Ier (pape 687-701), refusant de reconnaître les décisions… Lire la suiteÉcrit par : Marcel PACAUT
… *Concile convoqué et présidé par Innocent III qui en promulgua les canons (l'ensemble de ceux-ci forme en quelque sorte la conclusion et la synthèse de son pontificat). Le concile réunit en novembre 1215 environ mille deux cents prélats, ce qui fait de lui la plus importante réunion conciliaire du Moyen Âge. En matière de foi, une constitution… Lire la suiteÉcrit par : Pierre Thomas CAMELOT
… *Archidiacre de l'Église de Rome, Léon, à la mort du pape Sixte III (19 août 440), était en Gaule, chargé d'une mission politique délicate. Quoique absent, il est élu pape ; une délégation officielle va le chercher et il est ordonné à son retour (29 sept. 440). On a conservé le court sermon qu'il prononça à cette occasion (Serm., I). On ne… Lire la suiteÉcrit par : Marcel PACAUT
… *Romain de naissance, Léon III accéda au trône pontifical malgré l'opposition de la famille de son prédécesseur, Adrien Ier (772-795), et nonobstant une vie personnelle critiquable. En butte aux attaques de ses ennemis et accusé par eux de divers crimes, il franchit les Alpes pour obtenir l'assistance de Charlemagne. Celui-ci descendit en… Lire la suiteÉcrit par : Walter Emil KAEGI Jr., Universalis
… de s'emparer du trône. Très populaire en raison de ses succès militaires, Léon III met en œuvre sa *politique religieuse avec détermination. En 722, il ordonne le baptême forcé des juifs et des hérétiques montanistes, mais ne condamne pas la secte des Pauliciens. Très pieux, Léon III semble être sincèrement convaincu du caractère sacrilège du culte… Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
… *Né en Alsace, Brunon (ou Bruno), fils du comte d'Eguisheim, étudie à Toul, dont il devient évêque en 1026. Il soutient les monastères de son vaste diocèse et celui de Sainte-Odile en Alsace. Tenu pour l'un des meilleurs évêques, il se voit offrir la papauté par l'empereur Henri III. Brunon hésite, puis se rend à Rome. Il est acclamé par les Romains… Lire la suiteÉcrit par : André DUVAL
… *Second fils de Laurent, Jean de Médicis ne perdra jamais de vue les intérêts financiers et politiques de sa famille ; de même, il demeurera profondément marqué par la culture humaniste de sa ville natale, Florence. Pourvu dès 1487 d'importants bénéfices ecclésiastiques, cardinal à treize ans, il n'arrivera jamais à concevoir les charges d'Église… Lire la suiteÉcrit par : Valentine ZUBER
Dans le chapitre "Une liberté essentiellement moderne" : … (346-395), la liberté de religion a été vivement combattue à la fois par les empereurs et par* l'Église elle-même. On en trouve les traces dans les écrits polémiques des Pères de l'Église, en particulier ceux d'Augustin (354-430), l'évêque d'Hippone, et dans les décisions des premiers conciles. Toutes les propositions doctrinales ou… Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
Dans le chapitre "À l'ombre de l'histoire" : … réfère à la fois à la liberté de nature et à l'Esprit saint, par lequel Dieu s'incarne en chacun. *Inacceptables pour le pouvoir ecclésiastique, les propos et les usages du Libre-Esprit allaient éveiller la méfiance des historiens protestants, qui, les premiers à étudier les groupes dissidents combattus par Rome, cherchaient les précurseurs de la… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Noël BEZANÇON
Dans le chapitre "Rites et hiérarchie" : … gallicanes en Gaule (surtout à partir de Charlemagne), celtique en Irlande ou en Écosse. Une *première unification romaine fut effectuée au xie siècle par le pape Grégoire VII. Cette « réforme grégorienne » prenait acte d'une longue évolution qui avait peu à peu fait émerger un « clergé », véritable acteur de la… Lire la suiteÉcrit par : Louis SALA-MOLINS
Dans le chapitre "Un exposé systématique" : … seraient de leurs conseils, de se conformer enfin totalement à lui dans le choix des sentences ». *La première partie contient une vaste série de textes pontificaux, conciliaires, patristiques, canoniques définissant la foi catholique et sa sauvegarde doctrinale. Sur cette base Eymerich établit en douze questions et autant de réponses la… Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
… *Brûlée le 1er juin 1310 à Paris, Marguerite Porète a laissé avec Le Miroir des simples âmes l'un des rares témoignages de première main sur les opinions qui caractérisent le mouvement du Libre-Esprit. Son enseignement, perpétué par Bloemardinne de Bruxelles (morte en 1335) et peut-être inspiré par Hadewijch d'Anvers (milieu du… Lire la suiteÉcrit par : Claude LECOUTEUX
… *Nous savons peu de choses sur la vie de Mechthild von Magdeburg. Grâce à quelques remarques disséminées dans son œuvre, on pense qu'elle a dû naître vers 1207. Elle appartient à une noble famille de la Marche et reçoit une éducation courtoise. À l'âge de douze ans, elle a sa première vision. Vers 1230, elle quitte ses parents et se réfugie au… Lire la suiteÉcrit par : Deno John GEANAKOPLOS, Universalis
… qu'il vise, espérant réunir l'Orient et l'Occident au sein d'un vaste empire. Michel VIII* obtient du pape qu'il empêche Charles d'attaquer Constantinople, promettant en échange d'œuvrer à l'union de l'Église grecque à celle de Rome. La plupart des sujets de l'empereur s'opposent violemment à cet accord pour des raisons dogmatiques. Ils… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE GOFF
Dans le chapitre "Les grands moments du millénarisme chrétien" : … *Le millénarisme, très vivace dans le christianisme des premiers siècles, était professé aussi bien par des « orthodoxes », tels Irénée de Lyon à la fin du iie siècle et Hippolyte de Rome au début du iiie siècle, que par des « hérétiques » comme les montanistes, d'origine phrygienne, et, déjà à la fin du i… Lire la suiteÉcrit par : Jean BAUBÉROT, Henry DUMÉRY, Antonin-Marcel HENRY, Anastasios YANNOULATOS
Dans le chapitre "L'apostolat dans la primitive Église" : … et diffuser le message de Dieu dans le Christ. La révélation est close avec leur témoignage. *Aux successeurs est confiée la même charge – hormis cette « révélation première » – qu'aux Apôtres, comme on le voit par les lettres de PaulÉcrit par : André BAREAU, Guy BUGAULT, Jacques DUBOIS, Henry DUMÉRY, Louis GARDET, Jean GOUILLARD
Dans le chapitre "L'évangélisation de l'Europe" : … *Alors que, dans les pays méditerranéens évangélisés les premiers, la vie monastique était née dans les communautés chrétiennes, dans le reste de l'Europe, les moines furent les missionnaires les plus actifs et créèrent leurs monastères dans des régions encore païennes. Saint Martin († 397), apôtre des campagnes gauloises, avait vécu avant son… Lire la suiteÉcrit par : Hervé LEGRAND
*Pour expliquer comment le Christ était à la fois un homme véritable et le Fils de Dieu, le patriarche Nestorius de Constantinople élabora une doctrine qui fut rejetée par le concile œcuménique d'Éphèse en 431. L'Église de Perse adopta néanmoins officiellement cette doctrine, une cinquantaine d'années plus… Lire la suiteÉcrit par : Henri Irénée MARROU
*Premier concile œcuménique, c'est-à-dire s'étendant à l'Église entière, le concile de Nicée (325) a été réuni par l'empereur Constantin, devenu maître de tout l'Empire, pour résoudre les problèmes qui divisaient alors les Églises d'Orient, problèmes disciplinaires et surtout problème dogmatique, celui… Lire la suiteÉcrit par : Maurice de GANDILLAC
Dans le chapitre "De « La Docte Ignorance » à « La Paix de la foi »" : … commune, étudie le droit, la philosophie et les mathématiques à Heidelberg, à Padoue et à Cologne. *Avocat, puis prêtre, admis au Concile de Bâle pour y défendre la cause de son protecteur Ulric de Manderscheid, il y présente un projet de réforme du calendrier, et, surtout, un traité sur La Concordance catholique (1433), dans lequel il… Lire la suiteÉcrit par : Joseph GILL
… Né* le 15 novembre 1397 à Sarzana (république de Gênes), mort le 24 mars 1455 à Rome, Tommaso Parentucelli a neuf ans lorsque son père meurt. Il étudie le droit à Bologne, mais, faute de moyens, doit interrompre son cursus. Il travaille alors pendant deux ans comme tuteur chez une riche famille florentine cultivée. Après avoir terminé ses études… Lire la suiteÉcrit par : Jacques SEMELIN
Dans le chapitre "Violence interdite" : … l'Église, notamment Origène (185-252), s'insurgent contre la présence de chrétiens dans les armées. *Marginalisé après la conversion au christianisme de l'empereur Constantin (313) et l'élaboration par Augustin (354-430) d'une justification théologique de la guerre, le refus de la violence sera périodiquement remis à l'honneur par les mouvements de… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
… *Dérivé du vieil anglais ordal (allemand moderne Urtheil) qui signifie « jugement », le mot « ordalie » désigne le « jugement de Dieu ». Toutes les religions connues laissent au surnaturel le soin de décider du crime et de l'innocence, notamment par l'épreuve du cercueil : le cadavre de la victime, confronté à l'assassin présumé,… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
… * Le pape Pascal II reconnaît l'hôpital de Saint-Jean de Jérusalem comme ordre hospitalier indépendant. Hugues de Payns fonde une milice pour protéger les pèlerins. Installés à Jérusalem dans la mosquée al-Aqsā, située sur le site du Temple de Salomon, ils prennent le nom de chevaliers du Temple ou Templiers. Sanche III de Castille fonde l'ordre… Lire la suiteÉcrit par : André DUVAL
Dans le chapitre "Développement et diversification des institutions" : … *De la réforme carolingienne (ixe siècle) à la réforme grégorienne (xie-xiie), tandis que s'accentuent cloisonnements et hiérarchies à l'intérieur de la société féodale et que prend naissance la science du droit canonique, les distinctions s'affirment et s'organisent de plus en plus entre… Lire la suiteÉcrit par : Irénée-Henri DALMAIS, Hervé LEGRAND
*Sous la dénomination d'Églises chrétiennes d'Orient – ou sous celle plus généralement employée d'Églises orientales –, on désigne, de manière bien arbitraire, les communautés chrétiennes qui se sont constituées et organisées au cours des siècles dans la partie orientale de l'Empire romain, où des… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… le système théologique attribué à Origène dans certains conflits doctrinaux qui ont divisé l'*Église grecque au ive et au ve siècle. Les thèses condamnées par différents conciles et par l'empereur Justinien se rapportent à la préexistence des âmes, à l'égalité originelle de tous les esprits, à leur… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… douairière Adélaïde, prend alors le relais jusqu'à la majorité du roi, en 994. Répondant à* l'appel du pape Jean XV qui lui demande de l'aider à mater une rébellion conduite par le noble romain Crescentius II, Otton III traverse les Alpes en 996. Déclaré roi de Lombardie à Pavie, il atteint Rome après la mort du pape. Il fait alors élire… Lire la suiteÉcrit par : François BARATTE, Françoise MONFRIN, Jean-Pierre SODINI
Dans le chapitre " Les arts somptuaires" : … ne pouvaient apparaître que dans certaines conditions politiques, sociales et économiques :* il fallut attendre la « paix de l'Église », établie par Constantin au début du ive siècle. Le développement du mécénat impérial et l'accroissement de la richesse de l'Église, qui gagne peu à peu à sa cause les hautes classes de… Lire la suiteÉcrit par : Yves CONGAR
*Le mot papatus dérive du titre de papa (titre d'honneur signifiant père), donné jusqu'au viie siècle à tous les évêques, mais plus spécialement à celui de Rome. Papatus apparaît dans le dernier tiers du xie siècle, en même temps que l'emploi de… Lire la suiteÉcrit par : Hervé LEGRAND
*Les patriarcats sont des regroupements plus ou moins centralisés de diocèses qui se sont formés empiriquement, entre le ive et le vie siècle, autour de quelques grands sièges épiscopaux, dans l'Empire romain comme au-dehors, sous l'influence de facteurs à la fois… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
*Le terme « patristique » peut désigner tout d'abord une partie de la théologie chrétienne qui systématise les enseignements de certains écrivains de l'Antiquité chrétienne, considérés comme Pères de l'Église par un choix de la tradition ecclésiastique et tenus, à cause de cela, pour d'authentiques garants de… Lire la suiteÉcrit par : André DUVAL
… *Élevé à Rome et à la cour de Laurent le Magnifique à Florence, nommé cardinal à vingt-cinq ans par Alexandre VI, en 1493, Alessandro Farnèse cumulait de nombreux bénéfices ecclésiastiques, parmi lesquels plusieurs évêchés ; il attendit néanmoins jusqu'en 1519 pour se faire ordonner prêtre. Doyen du Sacré Collège sous Léon X, il fut élu pape le 13 … Lire la suiteÉcrit par : Armand DANET
… *Préféré par le conclave à l'Anglais Reginald Pole et à l'ambitieux Hippolyte d'Este, cardinal de Ferrare, Giovanni Pietro Carafa, doyen du Sacré Collège, est élu pape à soixante-dix-neuf ans, le 23 mars 1555. Napolitain austère, cet évêque de Chieti, que le pape Adrien VI a rappelé d'Espagne en 1523, est acquis à la réforme de l'Église. Cofondateur… Lire la suiteÉcrit par : Pierre BONNARD
*Dans sa personne comme dans sa pensée, Paul fut et demeure encore aujourd'hui la figure la plus discutée du christianisme. Son autorité d'apôtre elle-même fut âprement contestée jusqu'au sein des communautés chrétiennes qu'il venait de fonderÉcrit par : Michel MESLIN
*Doctrine qui, professée au ive siècle par Pélage et ses partisans, accentue au détriment de la grâce divine la puissance du libre arbitre de l'homme, le pélagianisme est la première en date des hérésies de l'Occident chrétien ; il constitue en fait l'amplification d'une des tendances… Lire la suiteÉcrit par : Jacques Vincent POLLET
… *Humaniste, diplomate et homme d'Église, Julius Pflug fut le dernier évêque catholique de Naumburg-Zeitz (Saxe), évêché fondé au xe siècle ; il fut aussi l'instrument de la politique religieuse de Charles Quint dans les années 1540 et les suivantes. C'est à de double titre qu'il est entré dans l'histoire. Issu d'une ancienne… Lire la suiteÉcrit par : André DUVAL
… *Né à Corsignano près de Sienne, Aeneas Sylvius Piccolomini fait des études de droit pour obéir à son père, mais se passionne pour les arts et la littérature antiques, au point de devenir l'un des meilleurs latinistes de son époque. En 1432, il accompagne l'évêque de Fermo au concile de Bâle, où il est secrétaire de divers prélats. Chargé de… Lire la suiteÉcrit par : Félix CHRIST
*Au cours de l'histoire de l'Église, on a de plus en plus considéré Pierre comme le premier pape. Mais l'on ne sait que peu de choses sur le personnage historique de Simon Barjona. Sa théologie reste à peu près inconnue, puisqu'on ne peut pas assurer quelles traditions remontent réellement jusqu'à lui. Pour l'… Lire la suiteÉcrit par : Jean BOURRILLY, Georges LANGROD, Michel LARAN, Marie-Claude MAUREL, Georges MOND, Jean-Yves POTEL, Hélène WLODARCZYK
Dans le chapitre "Vie intellectuelle et spirituelle" : … *La vie spirituelle est dominée par le clergé, qui tient dans le pays une place de premier plan et contribue à maintenir l'idée nationale à l'époque du morcellement. Prélats et abbés, souvent venus de l'Occident (Italie, vallées du Rhin et de la Meuse), ont été des bâtisseurs d'églises et d'abbayes romanes ou gothiques, des amateurs d'objets… Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
… *Ordonnance de Charles VII, publiée au cours de l'assemblée du clergé français réunie à Bourges de mai à juillet 1438, par laquelle étaient déclarés applicables au royaume divers canons du concile de Bâle. Les Pères du concile étaient entrés en conflit avec le pape Eugène IV, et la France avait pris parti pour eux en 1432 sans rompre ouvertement… Lire la suiteÉcrit par : Éric WEIL
Dans le chapitre "Vie active et vie contemplative" : … mal, en comparaison d'une vie passée dans la prière et la contemplation ou au service de l'Église. *La réalité ne se conforme à cet enseignement que très partiellement. La proportion du produit social qui va à l'Église et à ses institutions est sans doute considérable, due au sentiment répandu de la propre indignité ou de la propre insuffisance de… Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Écrit par : Françoise JOUKOVSKY
Dans le chapitre "L'homme de bonne volonté" : … Quant à l'hérésie protestante, il partage certes l'indignation des réformés devant certains *abus de l'Église. Les escales chez les Papimanes ou à l'île Sonnante ne déplairaient pas à un protestant. Comme eux, il s'indigne de tant et tant d'intermédiaires interposés par la superstition entre le croyant et son Dieu, et voit dans la cohorte… Lire la suiteÉcrit par : Louis de NAUROIS
Dans le chapitre "De l'État confessionnel à l'État non confessionnel" : … vie sous tous ses aspects. L'État d'Israël et les États musulmans sont confessionnels par essence. *C'est le christianisme qui a introduit la distinction du spirituel et du temporel : « Rendez à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu », dit Jésus-ChristÉcrit par : Hans Wilhelm FREI, Universalis
… l'école de Tübingen, un mouvement qui se consacre à la reconstruction des origines chrétiennes et à *l'histoire de la naissance de l'Église et de sa théologie. Il enseigne à l'université de Bonn de 1846 à 1864, puis de Göttingen de cette date à sa mort. Son premier ouvrage important, Die Entstehung der altkatholischen Kirche (1850, « L'… Lire la suiteÉcrit par : Géraldine DJAMENT, Sylvia PRESSOUYRE
Dans le chapitre "L'autonomisation de Rome sous égide pontificale" : … tandis que se maintiennent les magistratures antiques de la préfecture urbaine et du Sénat et que *s'affirme le pouvoir politique du pape. L'évêque de Rome valorise son statut de successeur d'un apôtre pour asseoir progressivement sa prééminence religieuse. Grégoire Ier dit le Grand (590-604) fait de Rome le centre des missions en… Lire la suiteÉcrit par : Martin Edvard BLINDHEIM, Régis BOYER, Georges CHABOT, Lucien MUSSET, Nicole PÉRIN, Jean-Michel QUENARDEL
Dans le chapitre " L'art médiéval" : … royal et certaines puissantes familles firent édifier des églises centrales et des cathédrales. *Il fallut l'introduction de la dîme, dans la première moitié du xiie siècle, pour que l'Église devînt peu à peu une puissance économique et acquît l'indépendance ; ainsi put-elle soutenir des idées grégoriennes d'universalité et… Lire la suiteÉcrit par : Marcel PACAUT
… *C'est en 1378 que surgit dans l'histoire de l'Église ce qu'on appelle le Grand Schisme d'Occident, qui dura près de quarante ans et qui fut consécutif à une double élection pontificale. En 1377, en effet, le pape Grégoire XI avait quitté Avignon, où la papauté était établie depuis les années 1310, et s'était réinstallé à Rome. À sa mort, survenue l… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
… *Écoles de chantres, fondée à Rome, selon la tradition, par le pape Sylvestre Ier, au début du ive siècle. Elle préfigure l'œuvre effectuée par saint Grégoire Ier (540-604). Celui-ci, bien après sa mort, fut donné par la légende comme le créateur du grégorien, mais il n'est pas le vrai fondateur de la… Lire la suiteÉcrit par : André DUVAL
… *De famille pauvre, Francesco della Rovere, futur Sixte IV, dut sa réussite à la carrière qu'il fit d'abord dans l'ordre des Frères mineurs, dont il devint ministre général en 1464. Cardinal en 1467, il fut élu pape en 1471. Il se distingua moins par la croisade qu'il entreprit, avec peu de succès, contre les Turcs que par la persévérance de sa… Lire la suiteÉcrit par : Denise EECKAUTE, Paul GARDE, Michel KAZANSKI
Dans le chapitre "Les divisions religieuses" : … méridionaux. Malheureusement le monde slave se trouva être l'enjeu de la lutte entre la puissante *Église franque, puis germanique et l'Empire représenté par Byzance et le pape de Rome. Il fut ensuite celui de la rivalité entre Rome et Byzance, dont les conséquences furent encore limitées lors du schisme de Photius à la fin du ixe… Lire la suiteÉcrit par : Denise PAULME, Bernard VALADE
Dans le chapitre "La sorcellerie en Europe" : … enrichie, le sorcier est devenu un bouc émissaire. Comme tel, il a d'abord été désigné par* l'Église, avant même que n'éclate la Réforme, mais c'est bien sur un fond de troubles, de désordres, de mouvements hétérodoxes que paraît en 1486, directement inspiré par la bulle Summis desiderantes affectibus d'Innocent VIII, le … Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BORDIER
… *Né en Auvergne, Gerbert fait ses études au monastère de Saint-Géraud d'Aurillac. Il est présenté au pape Jean XIII pour sa science exceptionnelle, puis à l'empereur Otton Ier ; Adalbéron, évêque de Reims, le fait écolâtre de son studium épiscopal : Gerbert y enseigne et y fait enseigner toutes les connaissances possibles, profanes et… Lire la suiteÉcrit par : Jaroslav BLAHA, Marie-Elizabeth DUCREUX, Marie-Claude MAUREL, Vladimir PESKA
Dans le chapitre "La crise hussite et ses conséquences" : … maîtres tchèques et maîtres allemands, les ambitions de la haute noblesse, et surtout le désir *d'une réforme de l'Église et de la vie chrétienne, prêché en public dès le milieu du xive siècle par des prédicateurs tels que le Tchèque Jan Milíč de Kroměříž culminent au début du xve siècle dans le mouvement… Lire la suiteÉcrit par : Laurent DAILLIEZ
… apparemment contradictoire de moine et de soldat. Ils répondirent à un besoin particulier de l'*Église à une époque où celle-ci s'efforçait d'humaniser la guerre et où la lutte entre deux civilisations, chrétienne et musulmane, exigeait l'action d'une élite. Le dépouillement de centaines de documents a permis de poser en termes nouveaux le… Lire la suiteÉcrit par : Denis COUTAGNE
… *Wisigoth d'Espagne réfugié en France, Théodulf, avant de devenir évêque d'Orléans, fut, avec Pierre de Pise, Paul Diacre, Paulin d'Aquilée, Agobard et le grand Alcuin, l'un des hommes d'Église sur lesquels Charlemagne s'appuya pour réorganiser l'enseignement dans ses États et pour y rétablir la discipline ecclésiastique. Mais, comme son compatriote… Lire la suiteÉcrit par : Olivier JUILLIARD
Dans le chapitre "Les règles du « jeu »" : … une sorte d'égalité entre le tortionnaire et sa victime en éliminant toute velléité pulsionnelle. *Michel Foucault a écrit, mais surtout à propos de la technique inquisitoriale, que cela correspond à un jeu réglé : « On peut à partir de là retrouver le fonctionnement de la question comme supplice de vérité. D'abord, la question n'est pas une… Lire la suiteÉcrit par : Jean DELUMEAU
*On peut s'étonner de la place que le concile de Trente a tenue dans l'histoire de l'Église catholique et dans celle de l'Occident tout entier. Il s'ouvrit, en effet, dans un climat de scepticisme, avec des effectifs squelettiques, et il avait eu des antécédents fâcheux. Le concile de Bâle s'était dispersé en… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
Écrit par : Marcel PACAUT
… *Français d'origine, issu de la noblesse champenoise, Eudes de Châtillon, qui devint pape sous le nom d'Urbain II, fut d'abord élève aux écoles de Reims dirigées par l'écolâtre Bruno, qui devait par la suite fonder la Grande Chartreuse. Après avoir été pendant quelques années clerc séculier, Eudes se fit moine à Cluny et il y devint prieur. En 1078… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Né* vers 1318 à Naples, Bartolomeo Prignano est un prélat austère. Il devient archevêque d'Acerenza (1364) puis de Bari (1377), puis chancelier du pape Grégoire XI (1329-1378, pape 1370-1378), auquel il succède : élu le 8 avril 1378, il est intronisé le 18 avril 1378 sous le nom d'Urbain VI. L'élection d'un Italien au Saint-Siège met fin à l'… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Né en* 1310 (ou 1309) au château de Grizac, près de Mende (Lozère), mort le 19 décembre 1370 à Avignon, Guillaume (III) de Grimoard est le fils aîné de Guillaume II de Grimoard (1266 env.-1366) et d'Amphélise de Sabran, sœur de saint Elzéar de Sabran (1285-1323), son parrain. Il entre chez les Bénédictins puis enseigne le droit canonique à Avignon.… Lire la suiteÉcrit par : Émile POULAT
Dans le chapitre "Un État témoin" : … Du Vatican, en effet, il convient de distinguer soigneusement le Saint-Siège, ou Siège apostolique. *Le Siège apostolique, c'est celui de Pierre, cathedra Petri, le chef des Apôtres, martyrisé à Rome vers 64, sous Néron, et inhumé au lieu où s'élève aujourd'hui la basilique Saint-Pierre. C'est le siège des pontifes romains, les successeurs… Lire la suiteÉcrit par : Valdo VINAY
Dans le chapitre "Les origines et l'expansion médiévale" : … la prédication itinérante, mais cette mission leur fut soudain interdite par l'archevêque de Lyon. *Durant le IIIe concile du Latran, une délégation des vaudois fut reçue par le pape Alexandre III, qui approuva leur règle de vie, mais ne leur fit aucune concession particulière touchant au droit de prêcher et se contenta de les renvoyer,… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Né* en 1027 à Bénévent, dans la principauté italienne du même nom, Dauferius est fils du prince lombard Landolf V de Bénévent (1014-1033). Il entre au monastère bénédictin du Mont-Cassin sous le nom de Desiderius. Il en devient abbé en 1058, à la place du pape Étienne IX (1057-1058), et porte l'abbaye au faîte de son rayonnement. Il y promeut la… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Né à* la fin du ve siècle à Rome, Vigile, de famille noble, devient diacre romain. En mars 536, il part en mission à Constantinople aux côtés du pape Agapet Ier (535-536), dans une vaine tentative pour dissuader l'empereur Justinien de se lancer à la reconquête de l'Italie. Agapet Ier meurt à Constantinople… Lire la suiteÉcrit par : Daniel RUSSO
… peut alors abriter tout contre ses murs les musées qu'on serait tenté d'y placer. Pourtant, à *l'époque paléochrétienne, puis durant le haut Moyen Âge, l'image de la cathédrale restait difficile à fixer dans la topographie urbaine et dans les pratiques courantes du culte chrétien. Peu à peu, au cours des siècles et surtout à partir de la fin… Lire la suiteÉcrit par : Michel ARNAUD
*Théologien anglais dont les écrits, plusieurs fois condamnés par l'Église, ont inspiré la pensée des hérétiques lollards et hussites, longtemps considéré comme un précurseur de la réforme luthérienne, Wyclif est aussi l'héritier de très anciens courants spirituels antipontificaux, voire anticléricaux (… Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
… *Quand Zacharie devint pape en décembre 741, le Saint-Siège était en lutte avec les Lombards, alors maîtres de l'Italie, en difficulté avec Constantinople et en défiance du côté des Francs. Zacharie fut assez heureux pour faire la paix avec les Lombards et retrouver pleine autorité sur le duché de Rome. Les difficultés de l'empereur de… Lire la suite
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