3. Structure tridimensionnelle et rôle d'une molécule HLA de classe I ou de classe II dans l'activation de la réponse immunitaire
Le mécanisme par lequel le complexe d'histocompatibilité intervient dans la réponse immunitaire ne pouvait être défini avant que la structure tridimensionnelle de ses molécules ne fût résolue. Cette résolution a permis de mettre en évidence l'existence d'une poche (PBR) au sein de laquelle les peptides à caractère antigénique pourront être intimement associés (fig. 3).
• Classe I
Les parties extracellulaires des molécules de classe 1 sont organisées, comme on l'a signalé plus haut, en trois domaines formant une poche ou cavité dans laquelle se logent les peptides. Cette cavité presque fermée (contrairement aux molécules de classe II) ne peut fixer que des peptides de huit à dix aminoacides (dits résidus) de longueur. En premier lieu, cette association se réalise dans la cellule qui élabore la molécule HLA, lorsque celle-ci atteint le réticulum endoplasmique, reflétant ainsi les constituants chimiques présents dans ce compartiment – principalement des produits de dégradation cellulaire et des peptides provenant de virus ou de parasites.
Lorsque, comme le montre la figure a, le peptide antigénique est présent à la surface des lymphocytes Th1, il est reconnu par les lymphocytes Tc. Ceux-ci pourront alors détruire éventuellement n'importe quelle cellule (infectée par exemple par un virus ou en parasite) présentant la même combinaison peptide-HLA.
Les cavités de toutes les molécules HLA de classe I étudiées jusqu'ici possèdent toute une série de sous-cavités correspondant à chacun des résidus peptidiques, le deuxième et le dernier acide aminé de ces peptides, « points d'ancrage », étant les plus étroitement liés et les plus hautement spécifiques. Habituellement, un acide aminé basique comme l'arginine correspond au deuxième et la leucine/isoleucine au dernier.
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