Poète et femme de lettres américaine née le 10 septembre 1886 à Bethlehem (Pennsylvanie), morte le 27 septembre 1961 à Zurich (Suisse).
Hilda Doolittle, fille d'un astronome et d'une pianiste, est élevée dans la stricte tradition morave de sa famille maternelle. Elle tient de son père son héritage intellectuel et de sa mère sa vocation artistique et mystique. (Apparentés aux piétistes allemands, les moraves accordent une grande importance à la spiritualité et à la grâce divine.) Hilda entre au Bryn Mawr College en 1904 et se lie d'amitié avec sa camarade d'études Marianne Moore et deux étudiants de l'université de Pennsylvanie : Ezra Pound (à qui elle est fiancée un bref temps) et William Carlos Williams. Elle doit quitter le collège en 1906 pour raisons de santé. Cinq ans plus tard, elle voyage en Europe pour passer des vacances, mais décide de s'installer définitivement sur le Vieux Continent, séjournant principalement en Angleterre et en Suisse. Elle publie ses premiers poèmes dans la revue de Pound Poetry, sous les initiales H. D., qu'elle gardera comme nom de plume. D'autres poèmes paraissent dans l'anthologie Des imagistes (1914) publiée par Pound et dans la revue londonienne The Egoist, dont le rédacteur est Richard Aldington, l'époux d'Hilda de 1913 à 1938. Pendant une grande partie de sa vie, Hilda a une liaison durable avec la romancière britannique Bryher.
H. D. s'impose comme l'une des grandes voix du mouvement radical des jeunes poètes imagistes avec son premier recueil, Sea Garden (1916, Le Jardin près de la mer). Elle publie d'autres volumes de poésie, notamment Hymen (1921), Heliodora and Other Poems (1924), Red Roses for Bronze (1931) et une trilogie composée de The Walls Do Not Fall (1944), Tribute to the Angels (1945) et Flowering of the Rod (1946).
The Collected Poems of H. D. (1925 et 1940), Selected Poems of H. D. (1957) et Collected Poems 1912-1944 (1983) confirment son statut de figure majeure de la poésie du xxe siècle. H. D. est également traductrice, romancière et auteur dramatique. Elle est saluée pour ses traductions d' […]
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