4. Acoustique
Sa contribution à la théorie de l'acoustique est remarquable tant du point de vue physique que biologique. Selon une démarche analogue à celle qu'il suit en optique, il s'efforce, dans sa Théorie des sensations de son (1863), d'abord de montrer comment le son parvient jusqu'aux nerfs sensitifs, admettant qu'une fibre de Corti ne vibre pas seule mais que les fibres voisines vibrent également, et que la perception de la hauteur du son dans l'oreille est due à l'intensité de cette vibration simultanée. Il traite ensuite des excitations nerveuses correspondant aux diverses sensations, des phénomènes de consonance et de dissonance. Cela l'amène naturellement, comme l'indique la fin du titre de son ouvrage Théorie [...] comme fondement physiologique pour la théorie de la musique, à aborder le domaine de l'esthétique musicale, où les rapports entre la physiologie et le sens artistique lui semblent beaucoup plus évidents que partout ailleurs. La construction d'une série de résonateurs à air de forme sphérique ou cylindrique, qui serviront à K. König pour fabriquer son analyseur du son, lui permet d'approfondir les phénomènes de résonance, pour lesquels il donne la preuve de l'influence de l'amortissement, et d'étudier le mode de production de la voix humaine. Il montre, en particulier, que les différentes voyelles sont caractérisées par des hauteurs de ton déterminées, et que le timbre est produit par l'émission simultanée des harmoniques (Die Lehre der Klangempfindungen, Théorie des sensations de timbre).
Dans la ligne de ses recherches sur la conservation de l'énergie, Helmholtz fut amené à traiter de problèmes très importants d'hydrodynamique tels que les intégrales des équations correspondant aux mouvements tourbillonnaires, qui lui valurent une longue polémique avec le mathématicien français J. Bertrand, et, surtout, il en vint à discuter, puis à défendre les théories de Maxwell en Allemagne.
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