Après des études de droit à Lausanne, Hohenlohe-Langenburg embrasse la carrière militaire et sert dans différentes armées : wurtembergeoise, autrichienne, badoise. Il finira général prussien en 1870. Membre de la Chambre des seigneurs du Wurtemberg, il œuvre, à partir de 1866, pour l'unité allemande sous direction prussienne. En 1871, il est élu député au Reichstag dont il sera un moment vice-président. Il ne se représente plus à partir de 1881. Plus qu'à ses talents, il semble bien que ce soit à sa qualité d'oncle de l'impératrice qu'il doit de succéder à son lointain cousin Hohenlohe-Schillingsfürst comme Statthalter de la terre d'Empire (Reichsland) d'Alsace-Lorraine (1895). À l'inverse de son prédécesseur, il se contente de l'aspect représentatif de sa fonction, laissant gouverner de puissants secrétaires d'État : Maximilien de Puttkamer (1887-1901) et von Koeller (1901-1908). Les difficultés surgies dans la terre d'Empire ont disparu à la suite des mesures de répression prises en 1887, et ceux-ci mettent en œuvre les grandes réformes : réforme de l'administration communale (1888), réforme fiscale (1892-1901), introduction du Code civil allemand (1900). Ils s'engagent dans l […]
