3. L'empreinte parentale
• La parthénogenèse impossible
Dans la nature, un certain nombre d'espèces, tant animales que végétales, se reproduisent par parthénogenèse, c'est-à-dire à partir du gamète femelle, sans aucune participation du gamète mâle. Chez les mammifères, la parthénogenèse naturelle n'a jamais été décrite et les tentatives de parthénogenèse expérimentale se sont toutes soldées par des échecs : si l'on obtient assez aisément un début de développement de l'œuf vierge, l'embryon parthénogénétique meurt précocement et, en aucun cas, ne se développe à terme. La raison de cet échec est liée à un phénomène découvert au début des années 1980 que les auteurs anglo-saxons nomment genomic imprinting et que nous appellerons « empreinte génomique parentale » : chez la souris et chez tous les mammifères, les génomes mâle et femelle assemblés dans l'œuf fécondé, bien qu'ils contiennent la même information génétique, sont marqués d'un sceau différent ou empreinte, apposé durant la gamétogenèse. Il en résulte une différence fonctionnelle des deux génomes parentaux qui rend leur présence conjointe absolument nécessaire au développement de l'embryon à terme.
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