5. Échanges
Dès la seconde moitié du xviie siècle, les botanistes s'échangèrent des végétaux séchés, l'Anglais James Petiver se montrant particulièrement actif puisqu'il fut sans doute le premier à distribuer des étiquettes pré-imprimées pour joindre aux spécimens. De tels échanges se sont considérablement développés au xixe siècle, au travers de l'activité de sociétés d'échanges de plantes, présentes dans plusieurs pays d'Europe dont la France. Ainsi naquit le système des « centuries », c'est-à-dire de lots de spécimens récoltés à quelques dizaines d'exemplaires pour une même espèce, et groupés en envois de cent récoltes différentes aux divers correspondants.
Aujourd'hui, cette source d'enrichissement des herbiers est toujours exploitée de manière institutionnelle et internationale, en tenant compte de la fragilité éventuelle des populations végétales sauvages et des problèmes de conservation de la nature.
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