2. Suivi biologique de l'infection virale C
• Méthodes
Des anticorps anti-VHC peuvent aisément être détectés par des tests Elisa de troisième génération, sensibles et spécifiques. La présence des anticorps anti-VHC témoigne d'une rencontre antérieure avec le virus, mais ne peut permettre de distinguer entre guérison ou persistance. Le diagnostic d'une infection active par le VHC repose donc sur la seule identification de l'ARN viral par PCR dans le sérum.
Au stade aigu de l'infection VHC, la séroconversion (apparition des anticorps anti-VHC) est le plus souvent retardée. Elle est détectée environ dix semaines après la contamination, mais peut être plus tardive chez les immunodéprimés. Après guérison spontanée d'une hépatite aiguë C, les anticorps anti-VHC restent le plus souvent détectables en tant que cicatrice sérologique, mais pourront parfois disparaître avec le temps. Au contraire, la persistance de l'infection VHC, observée dans plus de 70 p. 100 des cas, est toujours associée à la persistance d'anti-VHC et au développement d'une hépatite chronique.
La virémie VHC (c'est-à-dire la quantité de virus ou charge virale du sang) est généralement basse (environ 6 log UI/ml).
La polymerase chain reaction (PCR) ou amplification génomique est donc la technique de choix pour la détection de l'ARN du VHC.
Elle a permis le clonage et l'analyse de la séquence en nucléotides de nombreux isolats du VHC permettant des études phylogénétiques, le développement de techniques de génotypages de routine et l'analyse des contaminations interhumaines, notamment nosocomiales ou materno-fœtales. Enfin, différentes PCR quantitatives ont été développées permettant une mesure de la charge virale qui en fait n'influe que peu sur le pronostic et sur les espoirs thérapeutiques dans le cadre des nouveaux traitements.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 8 pages…



