À la mort de son père Conrad II le Salien, Henri III, qui avait déjà été désigné et couronné, hérita très normalement de la couronne. Il avait reçu une éducation religieuse assez soignée et s'était convaincu de l'importance de ses fonctions. Il veilla donc au cours de son règne à maintenir la paix dans l'Empire (trône de Dieu) et sur les frontières, comme en Pologne ou en Bohême. S'il respectait la papauté et les dignités ecclésiastiques, il n'en était pas moins assuré que les deux pouvoirs, le spirituel et le temporel, étaient liés selon le système ottonien, et garantis par l'empereur.
Il encouragea donc une réforme de l'Église, c'est-à-dire de la papauté à Rome ; celle-ci était tombée en profonde décadence, à la suite de la vente de sa dignité pontificale par Benoît IX à Grégoire VI, tandis qu'un troisième pape, Sylvestre III, leur était opposé. Avec l'aide de l'abbé de Cluny, Odilon, et de Pierre Damien, Henri III les fit tous déposer pour simonie, obtint l'élection d'un évêque allemand, Clément II, qui le couronna empereur (Noël 1046). Le nouveau pape entreprit la réforme de l'Église (synode de 1047). Ses successeurs, Damase II et surtout Léon IX (ancien évêque de Toul […]
