Duc de Bavière, Henri II est élu empereur à la mort de son cousin Othon III, dépourvu d'héritier direct. Mais son avènement est précédé d'une longue lutte de succession et suivi d'un conflit avec les comtes de Luxembourg et la noblesse du royaume de Bourgogne, qui refuse de le reconnaître comme son suzerain. Prince actif et doué, il a maintenu l'unité dans la tradition ottonienne, dont il est le dernier descendant indirect. Il consacre ses efforts à l'achèvement de la constitution de l'Église ottonienne dont il met les biens au service de l'Empire. Il s'appuie sur l'Église qu'il dote richement, nomme des hommes de confiance aux sièges épiscopaux, impose une réforme monastique, multiplie les synodes impériaux et entreprend une grande réforme, en accord avec le pape, à la veille de sa mort. En 1007, Henri II fonde l'évêché de Bamberg, doté de vastes seigneuries, qui va contribuer à sa légende. Reprenant les ambitions italiennes de ses prédécesseurs, il organise trois expéditions en Italie, où il rétablit l'autorité impériale. Il se fait couronner roi d'Italie à Pavie en 1004 et empereur à Rome en 1014. Mais, moins heureux avec le duc de Pologne, Boleslas Ier, qu'il comb […]
