Auteur dramatique français qui passe pour être à la fois le dernier des dramaturges de l'ancienne école et le premier des écrivains naturalistes au théâtre, l'un des pères du Théâtre-Libre. Successivement employé dans les bureaux du Chemin de fer du Nord, à la chancellerie de la Légion d'honneur, commis d'agent de change, Becque débute à l'Opéra avec le livret de Sardanapale (1867). Il écrit ensuite un vaudeville appliqué mais sans grand intérêt, L'Enfant prodigue (1868), puis Michel Pauper (1870), drame symbolique diffus, à caractère social. L'échec complet de L'Enlèvement (1871) l'éloigne du théâtre et il devient de 1872 à 1878 chroniqueur dramatique au journal Le Peuple. Il revient à la scène avec La Navette (1878) et Les Honnêtes Femmes (1880), pièces assez réussies, et présente enfin en 1882 et en 1885 ses deux œuvres majeures, Les Corbeaux et La Parisienne.
Dans la tradition de Scribe, d'Augier et de Dumas fils, Becque, par une analyse implacable et fouillée de caractères tirés de la société parisienne sous la IIIe République, exprime son originalité dans un réalisme qui refus […]
