4. Hémisphères cérébraux et motricité
Si l'on inclut dans les hémisphères cérébraux des Mammifères l'ensemble du télencéphale et du diencéphale, les structures qui gouvernent ou intéressent la motricité sont, d'une part, certaines aires du néocortex cérébral, d'autre part, les noyaux de la base et les régions ventrales du diencéphale qui en dépendent (substance noire et subthalamus).
Un territoire sera considéré comme moteur ou participant à l'organisation de la motricité si sa stimulation (en général électrique) entraîne des manifestations motrices (mouvements ou modifications posturales) et/ou si son ablation détermine des troubles de la motricité. La technique d'exploration électrophysiologique a permis de compléter les données de ces méthodes plus traditionnelles en précisant les mécanismes d'action des voies descendantes au niveau même des cellules nerveuses motrices (motoneurones) bulbaires ou spinales, ces dernières constituant respectivement pour la tête et le corps la voie finale commune des mouvements.
Parler de motricité sous-entend, dans la plupart des cas, les phénomènes qui relèvent de la musculature striée : en toute rigueur il s'agit de la motricité somatique, par opposition à la motricité viscérale des effecteurs végétatifs (muscles lisses, myocarde). On se limitera ici à la motricité somatique, les centres moteurs viscéraux devant faire l'objet d'une étude spéciale.
• Aires motrices du néocortex des Mammifères
Aire motrice principale
On a pu délimiter, tant chez les Rongeurs que chez les Carnivores et les Primates (y compris l'Homme), une zone corticale dite aire motrice principale (ou « primaire », MI), dont les propriétés peuvent ainsi s'énoncer : sa stimulation par chocs électriques répétitifs suscite des contractions de groupes musculaires localisés de la face, des membres ou du tronc ; ces mouvements sont en règle générale controlatéraux par rapport à l'hémisphère stimulé (sauf pour la face où ils peuvent être bilatéraux) ; si la stimulation est intense, ils peuvent se prolon … ]
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