Paralysie d'un hémicorps, droit ou gauche. Pour le neurologue, il s'agit plus exactement de la perturbation du tonus et de la motricité musculaire que détermine une lésion unilatérale de la voie motrice principale au niveau des centres nerveux (voie pyramidale). L'hémiplégie ne peut, en effet, être correctement définie ni par la paralysie (les troubles du tonus sont au moins aussi importants dans la symptomatologie que les troubles parétiques) ni par sa topographie unilatérale (qui peut être retrouvée dans les troubles cérébelleux par exemple).
Selon une opinion classique, l'hémiplégie est donc due à la seule atteinte du faisceau pyramidal.
Les données actuelles de la neurophysiologie montrent que la voie pyramidale ne peut être considérée comme la seule voie des mouvements volontaires, de même que ceux-ci ne sont pas l'expression exclusive de la motricité. On tend donc, non plus à opposer schématiquement système pyramidal et système extra-pyramidal (avec leurs pathologies propres et bien tranchées), mais à comprendre leur étroite interrelation. Dans cette optique, les perturbations complexes de l'hémiplégie relèvent d'une atteinte conjointe des voies pyramidales et […]
