Séries cohérentes de feuilles, le plus souvent hélicoïdales, engendrées chacune par un champ physiologique appelé centre générateur foliaire situé dans le méristème terminal de la tige (L. Plantefol, 1945).
Les hélices foliaires d'une tige, parallèles et de même pas, renferment le même nombre de feuilles à une unité près. À la pointe de chacune d'elles, les ébauches foliaires apparaissent en contiguïté. Après élongation de l'axe, les segments foliaires (prolongements des bases foliaires sur la tige) restent contigus.
Une phyllotaxie est caractérisée par le nombre des hélices foliaires ; le mode de contiguïté : superposition (responsable de l'orthostichie : voir phyllotaxie), chevauchement, juxtaposition ; le rythme de fonctionnement des centres générateurs, qui peuvent travailler simultanément ou à tour de rôle, donnant naissance à des phyllotaxies verticillées dans le premier cas, alternes dans le second.
Les hélices foliaires des spermaphytes partent des cotylédons. Les dicotylédones sont caractérisés par la présence de deux hélices foliaires sur leur épicotyle. Cependant, de nouvelles hélices peuvent apparaître au cours du développement et diverses modifications du nombre aussi bien que du rythme d'activité des centres générateurs sont possibles. Les monocotylédones présentent des nombres d'hélices très variables, mais c'est uniquement dans ce groupe que l'on connaît des espèces n'ayant, de façon habituelle, qu'une seule hélice. Les ptéridophytes archaïques, disparues aujourd'hui (lépidodendrons, sigillaires), possédaient des hélices très nombreuses.
Concrètement, la mise en évidence des hélices foliaires est parfois difficile. Dans les phyllotaxies spiralées régulières témoignant de l'activité coordonnée des centres générateurs, les hélices ne sont pas apparentes et plusieurs tracés satisfont au principe de contiguïté. Une recherche systématique permet souvent de découvrir quelques sujets affectés d'une irrégularité qui impose un tracé. De beaux exemples en ont été donnés par Deschatres sur des […]
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