5. Bialik et la culture hébraïque
L'œuvre poétique n'est pas le seul domaine où s'exerçait la créativité de Bialik. Il écrivit plusieurs poèmes folkloriques dont la plupart sont mis en musique et chantés encore de nos jours. Quelques-unes de ses nouvelles, plusieurs de ses essais sont considérés comme des chefs-d'œuvre du genre.
Il créa aussi beaucoup pour les enfants : ses Légendes, fondées toutes sur la tradition hébraïque ancienne, se distinguent tant par leur poésie que par leur humour.
Bialik écrivit des poèmes en yiddish, langue parlée par les juifs d'Europe centrale et orientale, mais l'essentiel de son œuvre fut écrit en hébreu ; il enrichit considérablement le vocabulaire de cette langue et sut rendre à des formes archaïques un sens nouveau adapté au langage moderne. Bien que n'ayant jamais cessé d'être utilisé dans la littérature, l'hébreu n'était parlé à l'époque que par une faible minorité ; les néologismes de Bialik sont entrés rapidement dans le vocabulaire courant.
En collaboration avec son ami Y. H. Ravnitsky, Bialik édita plusieurs anthologies, notamment celles des poètes hébraïques d'Espagne dont certains textes étaient inédits. Il commença une édition commentée de la Michna dont une section devait paraître en 1930-1932. Son Livre des légendes parut en 1908 et fut réédité plusieurs fois.
Le prix Bialik, institué en 1933, est aujourd'hui la plus haute consécration littéraire en Israël. Il est décerné chaque année à deux lauréats, l'un dans le domaine de la littérature, l'autre dans celui des sciences juives.
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