Plaine fertile du sud-ouest de la Syrie, le Hauran (ou Ḥawrān, ou Haourān) s'étend sur 100 kilomètres du nord au sud et sur 75 kilomètres d'est en ouest.
Les champs de laves du Ledja et les hauteurs de Kissoué le séparent au nord du bassin de Damas ; il est limité à l'ouest par le mont Hermon et les collines du Golan, à l'est par le djebel Druze et au sud par les gorges du Yarmouk et la frontière jordanienne. Plateau basaltique, légèrement déprimé au centre, il est recouvert de riches terres de décomposition volcanique. Ces terres fertiles et une pluviosité suffisante (de 250 à 400 mm) en ont fait un des greniers de la Syrie depuis la plus haute antiquité.
Connu au ~ IIe millénaire sous le nom de « terre de Bashan », le Hauran est ensuite l'objet de conflits entre les Hébreux et les Araméens de Damas. Conquis par les Assyriens, puis par les Perses et les Grecs, il est divisé en principautés à la fin de l'époque séleucide et au début de l'époque romaine : Nabatène au sud (Bosrā, Salkhad), Idumée au nord et à l'est. Annexé par les Romains en 106, il prospéra, comme en témoignent de nombreux vestiges archéologiques, notamment le splendide ensemble de Bosrā. I […]
