Souverain converti au bouddhisme, sous le règne duquel se trouva unifiée, au ~ viie siècle, l'Inde septentrionale (du Cachemire au Bengale) et dont la capitale était Kanauj. Harsha (surnommé siladitya, « soleil de vertu ») passe pour avoir favorisé les artistes de son temps et fait de sa cour un des hauts lieux de la culture indienne classique. Il semble qu'il ait été lui-même un écrivain, car la tradition unanime lui attribue, selon toute vraisemblance, trois pièces de théâtre, qui sont parmi les meilleures de la littérature sanskrite : Priyadarshikā (du nom de l'héroïne), Nāgānanda (la « Félicité des serpents ») et Ratnāvalī (du nom de l'héroïne) qui est son chef-d'œuvre. La foi bouddhiste de Harsha se manifeste dans la deuxième pièce où le héros parvient à convertir Garuda (l'aigle divin, ennemi-né des serpents) à l'idéal de non-violence (ahimsa) : les reptiles n'auront dès lors plus rien à craindre de la gent ailée. Les deux autres pièces sont des comédies de harem où l'on voit un roi s'éprendre d'une jeune servante. Ces amours sont contrariées par la jalousie de la reine, mais, à la fin, tout s'arrange car la […]
