Théologien catholique né le 19 mars 1928 à Sursee (Suisse), Hans Küng fait ses études de philosophie et de théologie à l'Université grégorienne de Rome. Il est ordonné prêtre en 1954. Tour à tour assistant à Münster (1959-1960), professeur de théologie fondamentale (1960-1963), puis de théologie dogmatique à Tübingen, il dirige depuis 1980 l'Institut de théologie œcuménique rattaché à l'université de Tübingen. On peut distinguer différentes phases dans sa production.
Plusieurs ouvrages marquants abordent des questions de théologie œcuménique. Dans La Justification. La doctrine de Karl Barth et une réflexion catholique, Küng entend dépasser la polémique et pratiquer le dialogue interconfessionnel. Sa thèse est que pour la justification il n'y a pas de séparation dans la foi, mais différence d'accent et de langage. Appelé en tant qu'expert lors des travaux du IIe concile du Vatican, il y déploie une intense activité autour de questions d'ecclésiologie à incidence œcuménique. Dans Structures d'Église, il expose ses idées sur la structure conciliaire et l'importance des anciens conciles, y compris de conciles médiévaux comme celui de Constance (1414-1418). L'Église (1967) est une vaste synthèse dans laquelle l'auteur vise à faire œuvre de discernement, en dénonçant des déviations intervenues au cours des siècles et en remontant au message originaire du Nouveau Testament. Dans le prolongement de ces réflexions se situe Infaillible ? Une interpellation (1970). Ce livre part d'une objection fondamentale : des promesses d'assistance ont été faites par le Christ à l'Église et, pourtant, des erreurs de l'Église se sont produites. Selon l'auteur, il convient de se placer sur un plan autre que celui de l'alternative « promesses/erreurs ». Il faudrait dire que l'Église demeure dans la vérité, mais, au lieu de parler d'infaillibilité, il est préférable de parler d'indéfectibilité fondée sur la fidélité aux Écritures.
L'ecclésiologie a conduit Hans Küng, tout comme d'autres théologiens de l'époque, à […]
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