4. Le surréalisme
En 1925, le dadaïsme est finalement absorbé par le surréalisme. La même année, Arp participe à la première exposition surréaliste tenue à Paris, et s'établit définitivement à Meudon.
Il a en commun avec le nouveau mouvement un goût pour un monde magique et surréel, mais, par l'extrême simplicité de ses formes, Arp, comme Miró, s'est toujours tenu à distance des considérations littéraires des surréalistes. Il n'y a pas de rupture entre ses œuvres dadaïstes et ses œuvres surréalistes, bien qu'une certaine allusion au réel soit introduite à partir de 1922 dans ses reliefs et ses peintures, s'inspirant de motifs quotidiens comme la fourchette, le plastron, la cravate, etc. Arp juxtapose ces motifs, selon les multiples combinaisons qu'ils offrent, de façon inattendue. Mais les objets mis en présence dans cette « rencontre fortuite » se fondent dans des formes naturelles, primordiales, et s'ordonnent dans une composition claire. Ses poèmes, les plus caractéristiques du mouvement surréaliste, témoignent de la même tendance à organiser les mots selon des rapprochements inédits.
La fin de la période surréaliste d'Arp est imprécise mais, vers 1928, la narration disparaît de ses reliefs. Des bois découpés de grande dimension, comme Coquille-profils, Fruits-main (1930), prennent place dans un espace libre et préfigurent les sculptures en ronde bosse qui ne sont qu'une suite naturelle des reliefs. À partir de 1930-1931, la sculpture devient son activité principale, sans que soient abandonnées les autres entreprises plastiques et poétiques.
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