7. La fin d'Hannibal
Cependant, la paix signée, Hannibal ne perd pas l'espoir de redresser la situation. Il prend part aux luttes politiques, devient le chef du parti démocratique et essaie de parfaire la révolution accomplie un demi-siècle plus tôt par son père, en achevant d'abattre les vestiges de la constitution oligarchique de Carthage. Mais lorsqu'il est parvenu à se faire élire sufète, ses adversaires alertent Rome, qui exige son élimination (195). Il quitte précipitamment sa patrie et tente de reprendre la lutte sur un autre terrain, en y entraînant le monde hellénistique sous la conduite du roi séleucide de Syrie Antiochos III. Mais les plans du Barcide sont écartés par l'état-major royal, et il assiste impuissant à la victoire de Rome en Asie Mineure. La paix d'Apamée l'oblige à trouver un autre refuge (188) ; il demande asile au roi de Bithynie Prusias. Mais celui-ci n'osera pas refuser de livrer son hôte aux envoyés de Rome venus le réclamer, et Hannibal n'aura d'autre issue que le suicide (183), à Libyssa, près de l'actuelle Brousse.
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