Dès ses débuts, l'œuvre de l'Allemande Hanne Darboven (née en 1941 à Munich), qui vit près de Hambourg, n'a cessé de susciter l'intérêt tant il se démarque des formes de création dites d'avant-garde. Après des études aux Beaux-Arts de Hambourg, Hanne Darboven part en 1966 pour New York où C. Andre et S. LeWitt s'intéressent à son travail, qui se rapproche alors des tendances conceptuelles (pages de papier millimétré couvertes de signes et de chiffres) et le signalent à Konrad Fischer, qui lui organise sa première exposition personnelle à Düsseldorf en 1968. Depuis lors, Hanne Darboven poursuit la même démarche, même si son propos s'est amplifié. Répétitif et infini, son travail se présente sous forme d'assemblages, pouvant couvrir des murs entiers, de feuilles, encadrées et disposées en grille, couvertes d'écritures, de chiffres ou de textes. Vers 1979, des images de toutes sortes (photographies, reproductions, couvertures de journaux, etc.) et des objets viennent compléter ces ensembles de plus en plus monumentaux. En 1971, Hanne Darboven commence à recopier des textes aussi divers que L'Odyssée d'Homère, Les Mots de Sartre, puis en 1976 des passages entiers d […]
