4. Pathologie traumatique
La pathologie traumatique de la hanche est dominée par les fractures du col fémoral, qui affectent surtout les personnes âgées. En effet, l'ostéoporose, fréquente à ce stade de la vie, favorise la rupture de l'os, qu'un choc souvent minime suffit à briser.
Il convient de distinguer deux types de fracture.
Dans l'un, le plus fréquent, le trait de fracture détache la tête fémorale. La consolidation est longue et risque de ne pas se produire. Dans les cas favorables où elle a lieu, une grave complication reste à redouter : la nécrose de la tête fémorale dont les vaisseaux nourriciers ont été rompus avec l'os lui-même.
Bien différent est le second type de fracture du col du fémur, la fracture transtrochantérienne. En effet, se produisant en plein tissu spongieux qui conserve longtemps dans la vie un pouvoir de réparation, ces fractures consolident. Par ailleurs, n'affectant pas le réseau vasculaire qui l'irrigue, la tête fémorale de ce fait ne se nécrose jamais.
Ainsi s'opposent point par point les fractures sous-capitales et les fractures transtrochantériennes. Leur traitement sera donc différent : la prothèse pour les sous-capitales, l'ostéosynthèse par clou-plaque ou plaque vissée pour les transtrochantériennes.
• Traitement des fractures transtrochantériennes
Le traitement de ces fractures vise à assurer la consolidation. L'opération comporte d'abord la réduction de la fracture sur une table orthopédique. Pour l'opérateur entraîné, elle est facile et rapide. L'appareil d'ostéosynthèse est alors mis en place par une incision sur le trochanter à la face externe de la hanche. Prenons pour type la vis-plaque de Robert Judet, qui est l'une des plus répandues. Sous contrôle des rayons X, on enfonce deux grandes et fortes vis parallèles dans l'axe du col du fémur. Elles sont enfoncées le plus loin possible vers la tête, traversant d'abord les orifices de la plaque, puis cinq ou six vis fixent la partie inférieure de la plaque dans la diaphyse fémorale. L'assemblage est solide : la rééducation possible. La consolidation demande deux mois et demi à trois mois, pendant lesquels le malade peut marcher avec des cannes anglaises et un léger appui. Dès consolidation, le convalescent reprend très vite une marche libre.
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