2. L'administrateur
Renouvelant les tentatives de monarchie unitaire ébauchées par Sargon d'Akkad et par la troisième dynastie d'Our, Hammourabi a réalisé une remarquable œuvre centralisatrice. Un empire est substitué aux cités-États rivales. Des gouverneurs nommés par le roi remplacent les princes locaux. L'akkadien supplante le sumérien devenu une langue morte d'usage liturgique ou savant. Une religion d'État, celle de Mardouk, dieu de Babylone, évince les dieux des anciennes cités.
Quelque cent cinquante lettres de Hammourabi révèlent l'action administrative du palais dirigée par un Premier ministre (ishshakkou). Le gouvernement veille aux travaux publics (curage des canaux par les riverains, édification et entretien des temples et des remparts), à la collecte des impôts, à la gestion du domaine royal. Le comput du temps même, qui, jadis, était laissé à l'initiative des cités, est réglé par un calendrier officiel.
Comme juge, le roi prescrit des enquêtes sur les plaintes des particuliers, notamment contre les abus commis par les fonctionnaires. Des inspecteurs, accompagnés par des courriers et escortés de soldats, parcourent le pays pour transmettre les ordres royaux et veiller à leur exécution.
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