Septième prince de la première dynastie de Babylone, Hammourabi est le souverain le plus prestigieux de la Mésopotamie ancienne par l'ampleur de son œuvre politique et législative. Son règne de quarante-trois ans est considéré comme l'âge d'or de la civilisation babylonienne. La découverte de son code par une mission française, en 1902, sur l'acropole de Suse, a renouvelé l'histoire du droit.
Âgé d'environ vingt-cinq ans lorsqu'il succède à Sîn-muballit, son père, Hammourabi règne sur un modeste royaume (environ 34 000 km2), sorte d'État tampon entre, notamment, l'Assyrie (ou Soubartou) de Shamshi-Adad Ier et la principauté de Larsa, gouvernée par Rîm-Sîn. Par une politique de bascule, profitant des moindres circonstances favorables (âge avancé de ses principaux adversaires, menace que les montagnards du Touroukkou font peser sur l'Assyrie), il agrandit d'abord son domaine vers le nord, sur le moyen Euphrate, et le consolide par des fortifications. À partir de la trente et unième année de son règne (1698), il est assez puissant pour bousculer une coalition sur la rive gauche du Tigre, vaincre R […]
Autres références
« HAMMOURABI (~1728?-~1686?) » est également traité dans :
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ASSYRIE
Auteurs :
Guillaume CARDASCIA, Gilbert LAFFORGUE
Dans le chapitre "Guerres civiles et dominations étrangères (XVIIIe-XVe s.)" : …
le souverain d'Eshnounna qui s'empare d'Assour ; mais Ishmé-Dagan s'est placé sous la protection de *Hammourabi de Babylone, qui se vantera dans le prologue de son Code d'avoir rendu à la ville d'Assour son dieu protecteur (sans doute la statue d'Assour enlevée par le roi d'Eshnounna). Le long règne (40 ou 50 ans) du fils de Shamshi-Adad Ier…
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BABYLONE
Auteurs :
Guillaume CARDASCIA, Gilbert LAFFORGUE
Dans le chapitre "La Ire dynastie de Babylone (1894-1595)" : …
la haute Mésopotamie, mais la situation est complètement renversée au cours du règne du Babylonien *Hammourabi. L'abondance des textes administratifs datés de son règne et retrouvés à Sippar, Nippour, Larsa, ainsi que le caractère unique du Code qui porte son nom ont entraîné les historiens à exagérer les talents et les réalisations de ce roi, qui…
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CODE D'HAMMOURABI (~1760 env.)
Auteur :
Christian HERMANSEN
*Comparé aux « codes » d'Urukagina (— 2350), d'Ur-Nammu (— 2100) ou d'Eshnunna (— 1800), le Code d'Hammourabi constitue, grâce à la découverte en 1901 de la célèbre stèle par l'archéologue Jacques de Morgan, le document le plus complet de l'abondante production juridique des riches cités-royaumes de Mésopotamie. Vers la…
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CONSTRUCTION DU PREMIER EMPIRE BABYLONIEN - (repères chronologiques)
Auteur :
Jean-Claude MARGUERON
Babylone, Mari et l'Élam écrase le royaume d'Eshnunna, ce qui libère le front oriental de Babylone. * Défaite de Larsa face à la coalition. La mort de Rim-Sîn donne à Hammourabi le contrôle de toute la Mésopotamie méridionale. Hammourabi se retourne contre Zimri-Lim, son ancien allié, qu'il accuse de trahison ; il le bat, sans doute en rase campagne…
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MARI, site archéologique
Auteur :
Jean-Claude MARGUERON
Dans le chapitre "La disparition de Mari" : …
comme on se plaît trop souvent à le dire, c'est une phase crépusculaire avant la nuit définitive. *Ainsi l'incendie de la cité par Hammourabi de Babylone, en 1760, n'a-t-il pas frappé une cité à son apogée, mais plutôt une ville qui cherchait, sous l'impulsion de ses derniers rois, à se survivre. Le déclin était engagé vraisemblablement depuis…
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Bibliographie
The Cambridge Ancient History, nouv. éd., depuis 1962
Le Code de Hammurapi, trad. A. Firet, Cerf, Paris, 1983
G. R. Driver & J. C. Miles, The Babylonian Laws, 2 vol., Oxford, 1952-1955
P. Garelli, Le Proche-Orient asiatique. Des origines aux invasions des peuples de la mer, Paris, 1969
G. Goossens, « Asie occidentale », in Encyclopédie de la Pléiade, Histoire universelle, t. I, Paris, 1965
W. F. Leemans, King Hammurapi as Judge, Leyde, 1968
H. Schmökel, Hammurabi von Babylon, Munich, 1958.
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