2. Une vision pessimiste de l'histoire
Dans ce texte extrêmement concis, Müller mélange les langues (allemand, anglais), la parole et le mime, le vers et la prose. Hamlet-Machine se présente moins comme un texte dramatique que comme un argument pour une représentation théâtrale, chorégraphique ou musicale. En République démocratique allemande, la pièce fut interdite de mise en scène en raison de son pessimisme face à l'histoire. En Allemagne de l'Ouest, elle fut refusée par l'éditeur Suhrkamp, l'auteur ayant voulu que la photo de Ulrike Meinhof figure en couverture. La première représentation eut lieu en langue française en Belgique, dans une mise en scène de Marc Liebens, à l'Ensemble théâtral mobile (Bruxelles) à la fin de 1978, la deuxième au début de 1979 au Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis, dans une mise en scène de Jean Jourdheuil. Par la suite, la pièce sera montée par Bob Wilson ; Wolfgang Rihm en fera un opéra, Die Hamletmaschine, créé au National Theater de Mannheim le 30 mars 1987.
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