3. Relations internationales
Le 28 janvier 1991, le père Aristide effectue à Paris la première visite officielle d'un président haïtien en France.
Le 30 septembre, la France, les États-Unis, la C.E.E. et l'O.E.A. condamnent le coup d'État qui a renversé le père Aristide et annoncent la suspension de leur aide économique et militaire.
Le 8 octobre, l'O.E.A. décide un embargo total et immédiat.
En 1992, des dizaines de milliers d'Haïtiens demandent l'asile politique aux États-Unis ; des boat people qui gagnent la Floride sont refoulés.
Le 17 septembre 1993, le Conseil de sécurité de l'O.N.U. exige des militaires au pouvoir qu'ils mettent fin à la vague de violence. Le 23, il adopte la résolution 867 qui décide l'envoi d'une mission à Haïti, chargée de préparer le retour du président Aristide.
Le 11 octobre, les partisans de la junte au pouvoir empêchent le débarquement de la mission de l'O.N.U. Washington ordonne le retour des casques bleus. Le 13, le Conseil de sécurité prévoit le rétablissement des sanctions à partir du 18, si la junte n'a pas quitté le pouvoir d'ici là. Le 15, les États-Unis décrètent le blocus naval d'Haïti afin de faire respecter l'embargo. Cette décision est entérinée par le Conseil de sécurité le 16. Le 28, devant l'Assemblée générale de l'O.N.U., le père Aristide réclame l'instauration d'un embargo total contre son pays et demande à Robert Malval de ne pas démissionner.
Le 6 mai 1994, l'O.N.U. menace d'imposer à Haïti un embargo commercial total à partir du 22 si les militaires n'ont pas quitté le pouvoir à cette date. L'embargo entre en vigueur à la date prévue.
Le 10 juin, le président américain Bill Clinton annonce le renforcement des sanctions adoptées par les États-Unis à l'encontre d'Haïti. Les menaces d'intervention armée proférées par Washington se précisent.
Le 5 juillet, les États-U […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 7 pages…



