6. Privatisations et mesures d'ajustement
Avec le président Desmond Hoyte (1985-1992), la Guyana décide de partir à la « redécouverte » du capitalisme. En même temps que presque tous ses voisins latino-américains, elle se met à appliquer des mesures à caractère néo-libéral. Ce phénomène s'accompagne d'un rapprochement avec les États-Unis et surtout avec le Venezuela, en dépit du litige territorial qui oppose les deux pays. Depuis le traité d'arbitrage de 1899 signé par Londres et par Washington, Caracas n'a cessé de réclamer ce que les Vénézuéliens appellent la Guyana Essequiba, ou Essequibo, région riche en minerais qui couvre près de 150 000 kilomètres carrés, soit plus de 60 p. 100 du territoire national. Devant le piétinement des négociations, les deux voisins choisissent la voie de la conciliation, favorisée par le virage des autorités guyanaises en matière d'économie.
En juillet 1987, des lois sont votées afin de promouvoir les investissements étrangers. La première entreprise à profiter de la nouvelle législation, en août 1987, est la compagnie Golden Star Resources. Une concession lui est octroyée pour exploiter l'or dans un endroit situé précisément à l'intérieur de l'Essequibo. En juin 1988, la Guyana Exploration Ltd. et la Petrel Petroleum Corporation, toutes deux américaines, reçoivent elles aussi des concessions.
En mars 1989, le président Desmond Hoyte signe un accord avec le F.M.I. : dévaluation du dollar guyanais de 70 p. 100, augmentation des taux d'intérêt de 35 p. 100, hausse du prix de certaines denrées de plus de 200 p. 100.
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