Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

OURISSON GUY (1926-2006)

Né à Boulogne-Billancourt le 26 mars 1926, le chimiste français Guy Ourisson est mort à Strasbourg le 4 novembre 2006. La maison familiale, à Thann (Haut-Rhin), jouxtait une usine chimique dirigée par son père et où, enfant, il allait jouer en dehors des périodes de production. Le jeune homme hésita entre la biologie et la chimie. Entré à l'École normale supérieure en 1946, agrégé de physique (1950) et docteur ès sciences à la Sorbonne (1954), après une thèse préparée à Harvard sous la direction de Louis Frederick Fieser (1899-1977), il fut nommé maître de conférences (1955), puis professeur (1958) de chimie organique à l'université de Strasbourg. Éminent chercheur de renommée internationale, gestionnaire de la science, homme de communication à la fois prosélyte et diplomate, il était affable, vif, plein d'humour et modeste.

Son œuvre scientifique, centrée sur la chimie des substances naturelles, fut interdisciplinaire. Il mit en évidence un mécanisme de biosynthèse des stérols par les plantes, différent de celui qu'on observe chez les animaux. Il fut surtout l'un des pionniers de la géochimie organique. Grâce aux forages pétroliers, on pouvait extraire au moyen de solvants organiques, tels que le méthanol, le chloroforme ou le benzène, la matière organique incluse dans des sédiments, à des niveaux stratigraphiques bien définis. Les molécules isolées de la sorte étaient ensuite analysées par spectrométrie de masse, une technique elle aussi développée par les pétrochimistes. Ces molécules fossiles étaient des marqueurs de formes de vie primitives. Ourisson montra l'omniprésence de biohopanoïdes, des triterpènes pentacycliques à 35 atomes de carbone. Leur masse totale est équivalente à celle du carbone dans l'ensemble des organismes vivants ! Les procaryotes (archébactéries, bactéries et cyanobactéries) firent de ces molécules des constituants de leur paroi cellulaire. En cela, ces dérivés de l'hopane, un triterpène pentacyclique de formule brute C30H52, furent des pré […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« OURISSON GUY (1926-2006) » est également traité dans :

ORIGINE DE LA VIE

Écrit par :  André BRACK

Dans le chapitre "Les lipides"  : …  celle des lipides de certaines archaebactéries (Halobacterium cutirubrum, par exemple). *Guy Ourisson et Yoichi Nakatani (1994) ont réussi à former des vésicules à partir de molécules résultant de la fixation de deux chaînes de diisoprène sur un groupe phosphate. L'analyse minutieuse des météorites carbonées a permis de détecter la… Lire la suite
STÉROÏDES

Écrit par :  Dominique BIDETJean-Cyr GAIGNAULTJacques PERRONNETDaniel PHILIBERT

Dans le chapitre "Les stéroïdes fossiles"  : …  *Ces substances, retrouvées par P. Albrecht et G. Ourisson dans de très nombreux sédiments et pétroles, résultent de la transformation des stérols d'algues par des microorganismes qui les ont convertis en stérènes, stéranes et stéroïdes aromatiques ou soufrés. Ce sont des marqueurs très utiles en géochimie pétrolifère… Lire la suite

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média