Encyclopædia Universalis, le portail de la connaissance
Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire

MOLLET GUY (1905-1975)

Né à Flers (Orne) dans une famille modeste, pupille de la nation, Guy Mollet fait ses études comme boursier à la faculté des lettres de Lille. De 1936 à 1944, il mène de front ses activités de professeur d'anglais à Arras, de secrétaire général de la Fédération de l'enseignement puis de résistant, notamment en tant que responsable de l'organisation civile et militaire pour le Pas-de-Calais (1942-1944).

À la Libération, il devient maire d'Arras, conseiller général et député du Pas-de-Calais. Par la suite, il sera toujours réélu ; il contribue à la rédaction des Constitutions de 1945, de 1946 et de 1958 et n'abandonne ces mandats que pour des charges ministérielles (notamment dans le cabinet Léon Blum) et gouvernementales. Il est ainsi, successivement, président du Conseil des ministres (janv. 1956-mai 1957) — à ce titre, il engage la France aux côtés des Britanniques dans la malencontreuse expédition de Suez —, vice-président du même Conseil (15-31 mai 1958) et ministre d'État dans le premier cabinet du général de Gaulle (juin 1958-janv. 1959).

« Européen déterminé », il a fait partie de l'Assemblée consultative du Conseil de l'Europe, de l'Assemblée de la C.E.C.A. et du Comité d'action pour les États-Unis d'Europe créé par Jean Monnet.

Engagé très jeune dans le mouvement socialiste, Guy Mollet s'est voué entièrement à la S.F.I.O. sur laquelle il a régné comme secrétaire général, de 1946 à 1969, sans discontinuer. Après avoir été fondateur de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (F.G.D.S.), il rentre dans le rang du nouveau Parti socialiste à sa fondation en 1969, tout en restant député. Il crée en 1969 l'Office universitaire de recherches socialistes (O.U.R.S.), dont il assume la présidence. Il a publié plusieurs ouvrages de documentation socialiste, dont Le Socialisme selon Tito (1971) et ses souvenirs de constituant de 1958 sous le titre Quinze Ans après (1973).

Gérard PONTHIEU

Retour en haut

Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« MOLLET GUY (1905-1975) » est également traité dans :

AFRIQUE (Histoire) - Les décolonisations

Écrit par :  Marc MICHEL

Dans le chapitre "Le Maroc et la Tunisie"  : …  le gouvernement Mendès France, poursuivie par celui d'Edgar Faure, aboutira sous le gouvernement *Guy Mollet à la reconnaissance de l'indépendance de la Tunisie, le 20 mars 1956. Le processus, quoique plus long et plus laborieux, s'inspira des mêmes considérations pour le Maroc, où le terrorisme et le contre-terrorisme se déchaînèrent dès la fin… Lire la suite
ALGÉRIE

Écrit par :  Charles-Robert AGERONJean LECASid-Ahmed SOUIAHBenjamin STORA

Dans le chapitre "Les « pouvoirs spéciaux »"  : …  L'année 1956 commence ainsi par des promesses de paix et de négociations. *À peine nommé, le nouveau chef du gouvernement, Guy Mollet, leader de la S.F.I.O., rappelle Jacques Soustelle et décide d'entamer des négociations avec les « rebelles », persuadé que les Européens d'Algérie ne sont qu'une poignée de colons richissimes. Le 6 février, il se… Lire la suite
CINQUIÈME RÉPUBLIQUE - La période gaullienne (1958-1969)

Écrit par :  Pierre BRÉCHON

Dans le chapitre "L'adoption de la nouvelle Constitution"  : …  auquel participent les principaux partis (S.F.I.O., M.R.P., indépendants). Leurs leaders respectifs,* Guy Mollet, Pierre Pflimlin, Louis Jacquinot, sont ministres d'État dans un gouvernement où les gaullistes sont très peu nombreux. Le général obtient pour six mois le pouvoir législatif : il légiférera donc par ordonnance et l'Assemblée se met en… Lire la suite
P.S. (Parti socialiste), France

Écrit par :  Frédéric SAWICKI

… dans des alliances locales et nationales de centre-droit dites de « Troisième force », ont conduit *Guy Mollet, son secrétaire général devenu président du conseil en 1956, à intensifier la guerre en Algérie puis à soutenir, en 1958, le général de Gaulle et la Ve République. Son incapacité à s'adapter à la présidentialisation des… Lire la suite
QUATRIÈME RÉPUBLIQUE

Écrit par :  Pierre BRÉCHON

Dans le chapitre "L'instabilité gouvernementale"  : …  cabinets mort-nés qui durèrent deux jours. Le président du Conseil qui a tenu le plus longtemps,* Guy Mollet, n'a exercé le pouvoir que du 1er février 1956 au 21 mai 1957, soit à peine 16 mois. Henri Queuille a tenu 13 mois, de septembre 1948 à octobre 1949, et Joseph Laniel une année, de juin 1953 à juin 1954. La durée de vie des… Lire la suite
S.F.I.O. (Section française de l'Internationale ouvrière)

Écrit par :  François BROUSSE Universalis

…  travailliste, sont mis en minorité par les défenseurs de la tradition marxiste et ouvrière *menés par Guy Mollet, qui va occuper dès lors et jusqu'en 1969 le poste de secrétaire général. Une période de lent déclin commence bientôt pour la S.F.I.O., qui rompt avec le P.C.F. en 1947, puis est éliminée du gouvernement en 1951. Son regain d'… Lire la suite

Afficher la liste complète (6 références)

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2011, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média