En devenant champion olympique du 110 mètres haies en 1976, Guy Drut apporta à la France une médaille d’or qui masquait la pauvreté de l’athlétisme français de l’époque.
Guy Drut
est né le 6 décembre 1950 à Oignies (Pas-de-Calais). Il se révèle en 1969, en terminant quatrième du 110 mètres haies des Championnats d'Europe. En 1972, à l'occasion des jeux Olympiques de Munich, il obtient la médaille d’argent sur cette épreuve (13,34 s, battant le record d'Europe de l'Italien Eddy Ottoz, 13,44 s en 1968), étant seulement devancé par l'Américain Rod Milburn (13,24 s). En 1974, il est champion d’Europe. En 1975, il s'attribue le record du monde (13 s, chronométrage manuel). Favori de l’épreuve aux jeux Olympiques de Montréal en 1976, il ne craque pas le jour J. Malgré le retour du Cubain Alejandro Casanas, il remporte la médaille d’or (13,30 s) du 110 mètres haies, devant Casanas (13,33 s) et l'Américain Willie Davenport (13,38 s). Il est le premier Européen vainqueur de cette discipline aux Jeux.
Photographie
Guy Drut Le 28 juillet 1976 à Montréal, l'athlète français Guy Drut devient champion olympique du 110 mètres haies (13,30 s). Le sommet d'une magnifique carrière.
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Refusant l'hypocrisie, Guy Drut déclare ouvertement qu'il touche de l'argent pour courir. Sa franchise lui vaut d'être radié par la Fédération internationale. Sa carrière sportive prend fin.
Par la suite, Guy Drut se lance en politique. Élu député en 1986, il est ministre de la Jeunesse et des Sports de 1995 à 1997 dans le gouvernement d'Alain Juppé, après la victoire de Jacques Chirac à l’élection présidentielle.
En 1996, Guy Drut devint membre du Comité international olympique. Il se retira provisoirement de cette organisation en 2005, pour ne pas nuire à la candidature de Paris à l'organisation des Jeux de 2012, car il venait d’être condamné dans l'affaire des marchés publics d’Île-de-France. Il fut amnistié par Jacques Chirac en 2006.
Pierre LAGRUE
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