Roi de Suède (1792-1809), né le 1er novembre 1778 à Stockholm, mort le 7 février 1837 à Saint-Gall (Suisse).
Fils du roi assassiné Gustave III (1746-1792), Gustave IV accède au trône en 1792 sous la régence de son oncle Charles, duc de Sudermanie. En 1805, la Suède rejoint la coalition européenne contre Napoléon (unissant la Prusse, l’Angleterre et la Russie). En 1807, la Russie vaincue par Napoléon à Eylau et à Friedland s’allie à la France (traité de Tilsit). Napoléon et le tsar Alexandre Ier complotent contre la Suède. Ce dernier essaie de convaincre Gustave IV de participer au système douanier (Blocus) continental contre la Grande-Bretagne. De son côté, la même année, l’Union dano-norvégienne est attaquée par la flotte anglaise. Dès lors, elle soutient Napoléon et déclare la guerre à la Suède qui, par là, se trouve isolée. Gustave IV refuse de s’allier à la Russie : cette dernière et la France attaquent la Suède en 1808. La guerre finit en 1809 avec la cession de la Finlande et de territoires orientaux à la Russie. Parallèlement à la révolte militaire qui survient dans le Värmland, des groupes libéraux organisent un coup d’État, deux événements qui renversent le roi le 13 mars 1809. Ses héritiers étant déclarés inaptes à lui succéder, il part en exil avec sa famille et s’installe en Suisse sous le nom de colonel Gustafsson.
Les historiens ont longtemps considéré Gustave IV comme un personnage incompétent, obstiné et quelquefois mentalement instable dont la politique extérieure a viré à la catastrophe. Mais des études plus récentes sont moins sévères. Elles suggèrent, par exemple, que sa politique antifrançaise était en partie due au fait que la Suède était fortement tributaire de la Grande-Bretagne en ce qui concerne l’exportation (de fer, notamment). Par ailleurs, d’importantes réformes économiques ont été mises en œuvre pendant le règne de Gustave IV, tel le remembrement des terres de tout le royaume (1807), qui permit le perfectionnement de l’agriculture.
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