Ancien élève de l'École polytechnique, Ferrié est nommé, en 1893, officier télégraphiste ; c'est à ce titre qu'il s'intéresse à la radiotélégraphie et entreprend ses travaux sur les antennes et les postes émetteurs et récepteurs. En 1903, il met au point son détecteur électrolytique. Puis il dote l'armée française d'un réseau de télégraphie sans fil qui est, à l'époque, parmi les meilleurs du monde. Avec son collaborateur H. Abraham, il améliore la triode de De Forest et en entreprend la production à grande échelle, à la veille de la guerre de 1914. Cependant, devenu général, Ferrié s'intéresse également aux problèmes posés par la mesure du temps ; depuis 1905, le « Naval Observatory » de Washington procédait à l'émission régulière de signaux horaires radioélectriques, mais les mesures effectuées faisaient apparaître des disparités quant à l'évaluation du temps. En 1911, Ferrié propose la création d'un organisme international chargé de centraliser et de pondérer les différentes estimations de l'heure faites par les observatoires. Son action aboutira, en 1919, à la création du Bureau international de l'heure (B.I.H.) dont le siège est fixé à l'Observatoire de Paris. En 1922, le général Ferrié était reçu à l'Académie des sciences.
Pierre GOUJON
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