Né à Bratislava, Gustáv Husák adhère au mouvement communiste alors qu'il est étudiant. Pendant la guerre, il prend une part active au travail clandestin du parti. Il est l'un des organisateurs du soulèvement de la Slovaquie en 1944. Il est alors nommé membre du præsidium du comité central et vice-président du Parti communiste en Slovaquie. De 1946 à 1950, il préside le Conseil des commissaires (qui fait office de gouvernement régional) de Slovaquie. En 1949, il est élu membre du comité central tchécoslovaque et chef du bureau slovaque des affaires religieuses.
En avril 1950, alors que les épurations frappent la Tchécoslovaquie, il est obligé de renoncer à ses fonctions gouvernementales et de présenter son autocritique devant le Congrès slovaque. Il se reconnaît coupable de déviation nationaliste bourgeoise. Cet aveu ne met pas fin à ses ennuis. En février 1951, il est exclu du parti. En août 1954, il est condamné à la prison à vie pour « nationalisme bourgeois ». Il refuse toutefois de s'humilier devant les juges. Les communistes antistaliniens apprécient alors sa fermeté de caractère. Libéré en 1960, réhabilité en 1963, il se consacre à des travaux historiques mais entend régler leur compte à ceux qui l'ont incarcéré et qui exercent encore le pouvoir. Il écrit son indignation au président Novotny et milite pour une démocratisation du régime ainsi que pour une reconnaissance des droits de la Slovaquie. Il a joué un rôle essentiel lors de la crise de décembre 1967-janvier 1968 qui provoque le départ de Novotny et l'élection de Dubček au poste de premier secrétaire. Lui-même sera nommé en avril 1968 vice-président du gouvernement Černik.
Cependant, il est l'un des premiers à s'inquiéter des conséquences du Printemps de Prague. Après l'intervention des pays du pacte de Varsovie, il se joint à la délégation qui se rend à Moscou. Mais il reste solidaire des hommes qui ont fait éclore le Printemps de Prague, et son élection à la tête du P.C. slovaque en remplacement de Bilak, un des hommes de Moscou, est accueillie comme la preuv […]
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