En août 1991, le Parti démocratique de Guinée équatoriale (P.D.G.E, parti unique), réuni en congrès extraordinaire, appelle le gouvernement à libéraliser le jeu politique. En novembre, par référendum, une nouvelle Constitution, prévoyant le pluralisme, est acceptée par 98,36% des voix, et le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, à la tête du pays depuis le coup d'État de 1979, nomme en janvier 1992 un gouvernement de transition. Ces concessions faites face à la poussée démocratique n'empêchent pas l'arrestation de plusieurs chefs de l'opposition au cours de l'année. Le P.D.G.E. remporte les premières élections législatives, qui ont lieu en novembre 1993 (68 sièges sur 80). Mais l'opposition, défavorisée dans la campagne, avait appelé au boycottage du scrutin, qui n'a déplacé que 20% de l'électorat. Les États-Unis et l'Espagne ont dénoncé une « parodie de démocratie ».
L'Espagne, qui finance l'essentiel du plan économique 1990-1993, offre également sa coopération dans le domaine de la télévision. Depuis les élections de novembre 1993 et l'expulsion de son consul général à Bata, accusé d'ingérence dans les affaires intérieures, l'Espagne a réduit son a […]
