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ROUELLE GUILLAUME FRANÇOIS, dit ROUELLE L'AÎNÉ (1703-1770)

Apothicaire et chimiste français né à Mathieu (près de Caen) et mort à Paris. Après avoir commencé des études de médecine à Caen, Guillaume F. Rouelle se consacre à la chimie qu'il vient apprendre à Paris. Il entre, en 1730, dans l'officine de Nicolas Lémery et, sept ans durant, y apprend la botanique, la chimie et l'histoire naturelle. C'est en 1738 qu'il ouvre, dans son laboratoire de la place Maubert, son cours public auquel assistent de nombreux élèves, parmi lesquels Denis Diderot, Antoine L. de Lavoisier et Antoine A. Parmentier (Cours d'expériences chimiques, 1759). Il eut un tel succès qu'en 1742 il est nommé démonstrateur de chimie au Jardin du roi. Reçu maître apothicaire en 1750 par la Compagnie des gardes des marchands apothicaires-épiciers de Paris, il installe son laboratoire, augmenté d'une apothicairerie, rue Jacob, au coin de la rue des Deux-Anges. Inspecteur général de la pharmacie de l'Hôtel-Dieu de Paris, il crée le poste de premier apothicaire de cet établissement (1753).

Rouelle pensait que, dans la chimie, on ne devait admettre que ce qui tombait sous le sens, que les déplacements de matière. Il partait donc des corps naturels et il les analysait. Par exemple, il décrivait les végétaux, et il montrait les « esprits », les « huiles », les « flegmes » que l'on en tirait, suivant le degré de chaleur auquel on les soumettait. Puis il procédait à des essais sur les produits qu'il avait retirés. C'était cette somme d'expériences qui composait son cours. Toutefois, comme tous les chimistes de son époque, Rouelle manipulait au hasard, et il était incapable d'établir une théorie qui explique les phénomènes. Il définit un sel, établit que celui-ci résulte de l'action d'un acide sur un alcali (base), ou sur une terre (oxyde), ou sur un métal, et donna une division méthodique des sels (Études sur les sels neutres, 1744). Son travail Sur l'inflammation de l'huile de térébenthine par l'acide nitreux pur (1747) a trouvé de nombreuses applications dans l'industrie. Il a aussi étudié Les Embaumements des Égyptiens (1750), le sel marin, l'hydrogène sulfuré, et déterminé la densité des acides minéraux ; ce souci des mesures précises marque une nouvelle étape dans le développement de la chimie.

On le surnomme « l'Aîné » pour le distinguer de son frère « le Cadet », Hilaire Rouelle (1718-1799), qui, chimiste comme lui, a découvert l'urée en 1773.

Jacqueline BROSSOLET

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LAVOISIER ANTOINE LAURENT (1743-1794)

Écrit par :  Arthur BIREMBAUT

Dans le chapitre "Une jeunesse studieuse"  : …  de Jussieu au Jardin du roi et assista aux cours de chimie que l'apothicaire Guillaume-François *Rouelle donnait en son officine de la rue Jacob. Rouelle enseignait en particulier la technique de manipulation des « airs » (le mot gaz, forgé par le chimiste flamand J. B. Van Helmont à partir du nom grec chaos, apparaîtra pour la… Lire la suite

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