4. La fin de la guerre
Après Thermidor (juillet 1794), des négociations se nouent entre Charette et les représentants de la Convention ; un traité de paix est signé à La Jaunaye, près de Nantes, en février 1795, qui accorde la liberté des cultes, transforme les soldats de Charette en gendarmes et prévoit d'indemniser les populations. La paix est de courte durée, mais elle montre que les mécontentements – notamment religieux – priment sur la restauration de la royauté. Le débarquement de Quiberon (juin-juillet 1795) entraîne un renouveau militaire en Vendée : Charette repart en campagne, mais seul, le comte d'Artois qui a débarqué sur l'île d'Yeu en novembre 1795 ne vient pas le rejoindre. Le nouveau commandant des armées républicaines, Hoche, adopte une politique habile, qui ménage les ruraux. Charette est abandonné par ses troupes et, lorsque Stofflet reprend la guerre, les deux chefs, isolés, sont finalement capturés, traduits devant des tribunaux qui les condamnent à mort ; ils sont exécutés, le premier à Nantes, le second à Angers. La guerre de Vendée en elle-même est morte.
Le bilan de cette guerre est catastrophique. L'ensemble de la « région-Vendée » a perdu environ 200 000 personnes, pour une cause ou une autre. Certaines communes ont perdu entre 25 et 30 p. 100 de leur population.
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