3. L'échec de la Vendée et sa répression
Après une offensive qui échoue du fait de rivalités politiques, les républicains reprennent l'initiative, et l'essentiel des armées vendéennes est écrasé lors de la bataille de Cholet, le 17 octobre 1793. Dans ce qui va s'appeler la Virée de Galerne, plusieurs dizaines de milliers de Vendéens (dont des femmes et des enfants), rejoints par les chouans, traversent le Maine et la Bretagne, jusqu'à Granville, pour joindre les Anglais. Ne pouvant entrer dans Granville, ils rebroussent chemin dans une série de batailles très meurtrières, plusieurs milliers d'entre eux étant tués près de la ville de Savenay en décembre 1793. Reste qu'ils auront terrorisé la région et la France – et ressuscité la chouannerie.
Alors que la première Terreur est à son apogée, la répression est confiée à des représentants en mission, dont Carrier, à Nantes, en octobre 1793. Les prisons sont vidées par des fusillades et par des noyades qui feront plusieurs milliers de morts, tandis que les campagnes subissent le passage de colonnes incendiaires, sous la direction du général Turreau. Si certains généraux se cantonnent dans des opérations purement militaires, ces « colonnes infernales » se rendent coupables d'incendies, de viols et de tueries. La Convention, divisée, rappelle enfin Carrier en février 1794, puis Turreau en mai. Dans l'immédiat, les généraux vendéens, Charette, Stofflet, Sapinaud, contiennent les attaques des républicains et constituent de véritables petits royaumes à partir de l'été de 1794.
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