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GUATEMALA Actualité (2009)

La crise mondiale a des répercussions sur l'économie nationale durant l'année 2009. La fermeture d'usines de confection (maquiladoras) contribue à accroître le taux de chômage, déjà élevé en raison du retour au pays d'un grand nombre de Guatémaltèques qui travaillaient aux États-Unis ou qui en ont été expulsés. De ce fait, les transferts d'argent chutent de près de 10 p. 100. Les recettes fiscales diminuent également, et le quetzal perd de sa valeur vis-à-vis du dollar américain. Lorsque le Guatemala demande aux États-Unis de ralentir le flux des expulsions, le président Barack Obama propose de mettre en place un nouveau programme autorisant la présence, dans le secteur agricole, de « travailleurs temporaires » venus d'Amérique centrale. En avril, le F.M.I. octroie au Guatemala un prêt de 935 millions de dollars afin de stabiliser ses finances ; en mai, le gouvernement lance un plan d'austérité budgétaire.

Le gouvernement d'Álvaro Colom est sérieusement mis en difficulté en mai 2009 à la suite du meurtre du célèbre avocat Rodrigo Rosenberg qui, dans une vidéo diffusée après sa mort, accuse le président de l'avoir assassiné et d'être impliqué dans deux autres meurtres ainsi que dans des affaires de blanchiment d'argent et de corruption. Le chef de l'État dément ces accusations, refuse de démissionner et invite les Nations unies et les États-Unis à participer à l'enquête. En septembre, les autorités arrêtent sept personnes, dont plusieurs officiers de police ; la Commission internationale contre l'impunité au Guatemala conclura, en janvier 2010, que l'avocat a commandité lui-même son assassinat. 

En septembre, le président Álvaro Colom décrète l'état de « calamité publique » en raison de la famine qui sévit dans le pays et qui a provoqué la mort de quatre cent soixante personnes, dont cinquante-quatre enfants, depuis le début de 2009. La sécheresse prolongée et les inégalités sociales criantes du pays sont à l'origine de l'insécurité alimentaire qui touche quelque quatre cent mille familles. Le président demande à la communauté internationale une aide de 110 millions de dollars (75,5 millions d'euros) pour lutter contre la famine.

Face à la violence des gangs (maras) – meurtres et enlèvements –, en particulier dans la capitale, le président Colom lance, en juin, une nouvelle campagne visant à combattre la criminalité et à améliorer la sécurité dans les écoles. Cette violence urbaine résulte en partie des mesures de répression prises par le Mexique à l'encontre des cartels de la drogue, poussant ces derniers à migrer vers le sud et à développer leurs trafics au Guatemala, et plus particulièrement dans les zones frontalières. Ainsi, le groupe armé Los Zetas, à la solde du cartel du Golfe, profère plusieurs menaces de mort contre le président Colom.

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