5. Groupes symplectiques et groupes unitaires
Deux autres types de groupes « classiques » ont été étudiés depuis le milieu du xixe siècle. Si E est un espace vectoriel sur un corps (commutatif) K de dimension finie n, une forme bilinéaire alternée Φ sur E ne peut être non dégénérée que si n = 2 ν est pair. Il existe alors une base :
de E (dite base
symplectique) telle que :
pour 1 ≤
i ≤ ν, et :
pour tout autre couple d'indices, de sorte que l'on a :
toutes les formes alternées non dégénérées sont équivalentes. On appelle
groupe symplectique (sur K) et on note
Sp(2
ν, K) le sous-groupe formé des
u ∈
GL(E) tels que :
pour
x,
y dans E.
Considérons maintenant un corps K (non nécessairement commutatif) muni d'une involution :
distincte de l'identité, c'est-à-dire une bijection de K sur lui-même telle que :
soit E un espace vectoriel à gauche de dimension finie sur K, et soit Φ une forme
hermitienne non dégénérée sur E (pour l'involution donnée) ; le groupe
U(Φ) des
u ∈
GL(E) tels que :
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