3. Les groupes orthogonaux des formes non positives
Dans le chapitre 2, on peut remplacer, au départ, le produit scalaire par une forme bilinéaire symétrique non dégénérée quelconque Φ(x, y) ; pour une telle forme, il existe toujours au moins une base (dite adaptée à Φ) telle que :

La différence fondamentale entre le cas 1 < p < n et les cas p = n et p = 0 réside dans l'existence de vecteurs x ≠ 0 tels que Φ(x, x) = 0, dits vecteurs isotropes (leur ensemble est appelé cône isotrope de E). Plus généralement, il y a des sous-espaces V ≠ {0} tels que la restriction de Φ à V soit identiquement nulle ; on dit que ces espaces sont totalement isotropes et leur dimension maximale est :

Ces notions d'« orthogonalité » relatives à Φ ont une traduction plus familière (tout au moins pour n = 4) en géométrie projective ; si P(E) est l'espace projectif (de dimension n − 1) associé à E, l'image Q dans P(E) du cône isotrope […]
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